<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245</id><updated>2011-07-28T23:20:28.756+02:00</updated><title type='text'>Pelote-de-nerfs</title><subtitle type='html'>Blog égocentrique.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>27</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-5109502402592321429</id><published>2009-09-28T21:16:00.005+02:00</published><updated>2009-09-28T21:33:19.250+02:00</updated><title type='text'>Non-dits.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SsEMMxJ29SI/AAAAAAAAAFw/dflqtO6W2hg/s1600-h/blog22.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SsEMMxJ29SI/AAAAAAAAAFw/dflqtO6W2hg/s320/blog22.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5386600042804475170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.deezer.com/music/lisa-mitchell/neopolitan-dreams-259741?provider=website"&gt;Neopolitan Dreams - Lisa Mitchell&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“-Vous êtes déjà là?&lt;br /&gt;-Je vous attendais.&lt;br /&gt;-Pour une raison particulière?&lt;br /&gt;-J’ai un discours à vous faire. Asseyez-vous.&lt;br /&gt;-On va pas dans l’herbe aujourd’hui?&lt;br /&gt;-Après. Bon, je trouve que le dialogue a un peu de mal à se mettre en place…Entre ce qu’on a du mal à réaliser, ce qu’on a du mal à dire, et ce qui est douloureux à entendre… J’en arrive à un point où j’hésite même à vous parler.&lt;br /&gt;-J’avais pas l’impression, moi…Qu’est ce qu’on a du mal à réaliser?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Moi, je réalise que je suis une grande masochiste. Même lorsque rien, absolument rien, ne m’y force, j’arrive à trouver une raison de douter. Un hic. Il faut toujours que je trouve le hic. Le caillou dans l’engrenage, le cheveu dans la soupe. Le petit truc qui pourrait prouver que rien n’est vrai, que l’on me ment, que l’on me manipule. Ca doit être une maladie… Ca doit avoir un nom…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La connerie, peut-être?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Avouez quand même qu’il y a des choses auquelles il est difficile de croire. Quand tout va trop bien, on est en droit de dire que c’est trop beau. L’expression n’existe pas pour rien: “trop beau pour être vrai”. C’est bien que personne ne croit au “trop”. Nous sommes tous habitués à se contenter du “suffisament”. On se dit que c’est “assez beau”, que “bon, ça ira”. On s’y fait, on prend le peu qui nous est donné. Et on pense que c’est normal, parce que sinon, ce serait “trop”. Il suffit de regarder autour de soi. D’abord, ceux qui n’aiment pas leur travail, mais qui s’y disent “pas plus mal qu’ailleurs”. Et puis ceux qui ne sont plus tellement bien dans leur couple, mais qui ne pensent pas pouvoir trouver “mieux” ailleurs…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, quand tout va bien, on a deux options ridicules: se sentir coupable ou être suspicieux. Si c’est “trop”, c’est que ce n’est pas réel. Sauf que, si l’expression était vraie, la vie serait encore plus tragique. S’il fallait toujours se contenter de ce que l’on a, en pensant que le mieux est l’ennemi du bien, on serait toujours dans la moyenne. Moyennement heureux, moyennement amoureux, moyennement vivants...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La connerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je réalise que j’avais bêtement avalé cette expression. Je vous la reccrache, aujourd’hui. Je réalise, finalement, que je peux être dans le “trop”. Je prends le trop, je m’y habitue, je le mâche, et j’arrête de mettre des guillemets partout. Le trop existe sans les guillemets, tout seul, en plein milieu d’une phrase. Je suis trop conne de trop douter. Voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je suis content que vous y ayez réfléchi. Mais je doute que vous arrétiez de douter. Et je n’aime pas quand vous devenez vulgaire comme moi… Même avec ce sourire magnifique, la vulgarité ne vous va pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-N'essayez pas de me déconcentrer avec des flagorneries. Je dois juste accepter que vous me soyez tombé dessus, ici, dans cet endroit hideux… Je ne suis pas habituée à la chance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ne dîtes pas de bétises. Vous êtes la plus chanceuse de cette maison. Alors, continuez, qu’est ce qu’on a du mal à se dire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-En fait, je ne peux pas tout vous dire. Même pas ici. Surtout pas ici. Mais je ne suis pas la seule.  On parle beaucoup à tort et à travers, en laissant l’essentiel à l’intérieur. Il tourne, tourne, à m’en rendre un peu folle. Un peu bizarre. Je commence des tas de phrases sans les finir. J’ai des confidences qui me brûlent le palais, des révélations qui me chatouillent la langue, et des histoires qui se transforment en migraines à force de se promener dans ma tête.&lt;br /&gt;Ca ne devrait pourtant pas être compliqué. Puisque j’ai confiance en vous… Malgré vos trahisons, vos bétises, vos gaffes et vos mauvaises fréquentations, j’ai confiance en vous. Je devrais pouvoir vous dire tout ce qui me passe par la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Saut que…?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Sauf que… Vous n’êtes pas très bavard, vous non plus. Ca n'arrange rien. Je vous vois souvent vous mordre les lèvres, je vous vois souvent murmurer, je lis vos regards étranges. N’oubliez pas que je peux tout entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Vous êtes sûre? Pourtant vous parliez de ce qu’on a du mal à entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Evidemment… Vous croyez que c’est facile? Parfois, vous êtes si maladroit… Vous me faîtes beaucoup de peine, sans le vouloir. Dès que je m’approche un peu, dès que je crois à ce qui est trop beau, vous m’assassinez avec des mots. Des phrases futiles, des remarques stupides, mais qu’est ce que vous voulez? Je suis un peu folle. Une vieille, très vieille folle. Il suffit d’un rien pour que je craigne que vous ne changiez d’avis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Est ce que j’ai l’air de changer d’avis?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Comment le saurais-je? Il y a tout ce que vous ne voyez pas encore chez moi, ce que vous ne réalisez pas, ce que vous ne me dites pas, ce que vous m’avez mal dit. J’essaie de vous faire confiance, mais vous ne m’aidez pas. Ce n'est pas votre vulgarité, ou vos drôles d'attitudes, c'est votre silence qui ne m'aide pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ca fait longtemps que vous êtes ici. Ca fait longtemps que vous me parlez. Et je me rappelle d’une chose importante: vous les avez connus, les bavards. Vous avez bu leurs paroles. Vous y avez cru, mais vous vous êtes trompée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je sais. J’ai justement pensé à ça la nuit dernière. Je décide que vos actes me suffisent. Si vous voulez, vous pouvez même arréter de parler complètement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je risque de m’ennuyer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je vous dis juste que je vais essayer de m’habituer à un minimum de silence. Je ne vous demande plus le dialogue, je ne vous demande plus rien. Vous me donnez déjà “trop”. Et moi j’aime les monologues. J’aime être ici. Je pense rester, même. Mourir ici, s’il faut. Parce que j’ai douté toute ma vie, je me suis contentée du peu toute ma vie, je me suis gâchée la vie toute seule. Vous, vous êtes mon cheveu sur la soupe, mon coup de chance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ah, ben quand vous parlez, vous en avez des jolies choses à dire. J’en suis presque géné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Habituez-vous. Je peux vous le dire, je suis une vieille folle satisfaite. J’aurais même aimé vous connaître avant, pour profiter de vous plus longtemps. J’aime ne rien faire avec vous, et rester allongée dans l’herbe à attendre qu’il fasse trop froid. J’aime me dire que vous mentez, et vous croire quand même. J’aime douter de vous, plutôt que du reste. Et j’aime pouvoir vous dire toutes ces absurdités, malgré mon âge et mon passé, en y croyant, et en voyant que vous ne vous moquez pas. J’aime pouvoir faire ces monologues. Et j’aime attendre des réponses qui ne viendront pas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Vous ne dîtes rien?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ah, ben, faut savoir ce que vous voulez, hein."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-5109502402592321429?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/5109502402592321429/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=5109502402592321429' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/5109502402592321429'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/5109502402592321429'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2009/09/non-dits.html' title='Non-dits.'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SsEMMxJ29SI/AAAAAAAAAFw/dflqtO6W2hg/s72-c/blog22.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-4214373792514082542</id><published>2009-09-08T01:30:00.005+02:00</published><updated>2009-09-08T01:46:00.683+02:00</updated><title type='text'>Apparitions</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SqWZLSDMDcI/AAAAAAAAAFo/MkmtPLa8ysM/s1600-h/moi"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SqWZLSDMDcI/AAAAAAAAAFo/MkmtPLa8ysM/s320/moi" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5378873749066747330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jiwa.fr/track/Clarika-62328/Moi-En-Mieux-268601/Escape-Lane-2400879.html"&gt;Clarika-Escape Lane&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Je pourrais toujours faire comme si vous n’étiez pas là… Je pourrais sourire jusqu’à ce que ça passe. Je pourrais mordre mon oreiller, me passer en boucle des pensées rassurantes, fermer les yeux très fort pour oublier votre présence… Seulement, on ne passe pas d’une vie à l’autre sans emporter avec soi quelques détails.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, je vous regarde, je vous lance des graviers dans la gueule. Evidemment, ils passent à travers vos vieilles silhouettes. J’observe celui qui vous combat, celui qui n’a aucune chance, et je trouve ça dommage. Je ne sais pas trop quoi faire, en fait. Vous avez toujours gagné, alors, je me sens toute petite face à vous. On ne vous fait pas passer dans l’au-delà, c’est impossible. Vous m’avez toujours suivie d’une vie à l’autre, quels que soient les détails. Des spectres persistants… Des fantômes intouchables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, j’en crève un peu. Mais après tout, je ne suis plus cette fille aux cheveux dégoulinants, plus cette fille aux joues trempées, plus cette larve que vous vous amusiez à noyer. Vous, vous n’avez pas changé. Et c’est tellement con. Oui, j’en crève un peu. Les autres se débattent pour moi, essaient d’éponger les flaques que vous aviez laissé un peu partout. Il faudrait vous effacer, vous envoyer directement ailleurs. En enfer ou au paradis, on s’en fout. Il faut vous envoyer directement loin d’ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes vieux fantômes… On s’attache vite aux habitudes, aussi mauvaises soient-elles. Allez, on fera comme si vous ne vous cachiez pas ici. Vous n’êtes plus dans l’alcool, plus dans mon lit, plus sur les cheveux et les fesses des autres, plus dans les photos ratées, plus dans ma tête. Surtout, plus dans ma tête. Au fond, je n’ai plus de quoi vous nourrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, j’ai déjà traversé trop de vies. Je vous ai cueilli sur la route,et je vous ai gardés. Après tout, vous étiez la seule constante de mon existence. Mais, vous voyez, cette vie-ci pourrait bien être moins macabre. Celle-ci, je l’ai méritée. Et peut-être qu’à la prochaine mort, j’arriverais à emporter de nouvelles constantes avec moi. Peut-être que je peux entraîner d’autres choses que des ectoplasmes, d’une vie à une autre… J’en doute, mais j’ai sous les yeux ceux qui vous exorcisent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, j’en crève un peu. Mais je vois au-delà de votre au-delà. Je me vois, le coeur et la pensée asséchés par le temps et par le reste. Je n’arrive plus à pleurer. Ca aussi, c’est dommage. Je ne m’attache plus, par peur de me tâcher… Sauf que votre eau coule sous les ponts, et ne me touche plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, je rêve un peu. Bientôt, vous ne serez que des souvenirs pathétiques. Et puis… S’il faut être sincère avant de vous enterrer, soyons sincère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vieux fantômes, ça s’use, et c’est tant mieux. On peut vivre les nouvelles vies en faisant comme si celles d’avant ne nous avaient pas vraiment marqué. On peut être surpris en chialant pour de jolies choses. C’est ça, qui vous tuera: les jolies choses. Ce soir, je pleure. Je ne pleure pas pour vos funérailles minables, je pleure pour les jolies choses. Celles que l’on peut toucher, celles qui ne s’envoleront pas, celles qui ne traverseront pas les murs. Je pleure parce que je suis toute neuve, parce que je ne suis plus asséchée par les tristesses. Je pleure parce que je suis…quoi? N’ayez pas peur de le lire, si je n’ai pas peur de l’écrire: je pleure parce que je suis heureuse. Heureuse, sans crainte de la prochaine mort. Heureuse, parce que je sais à quoi m’attendre, à quoi m’en tenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis légère, de plus en plus légère. Si vous avez raison, tant pis. Je sais que derrière chaque vie, une autre m’attend. Je sais que tout va au delà, bien au delà de ça.  Et je sais que vous êtes en train de vous faire massacrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, vous avez toujours un pouvoir sur moi. Je doute toujours de tout, de moi, de lui, des autres. Mais je m’en fous. Mes vieux fantômes sont de vieilles névroses, de vieilles trahisons, de vieilles erreurs, qui ne m’ont jamais tuée pour de bon. Je suis une revenante qui ne fera pas les mêmes bêtises. Je suis une amoureuse qui ferme sa gueule, une amie qui veille, une fille qui sourit en pleurant. Une grande chanceuse qui avance sans se poser les questions ridicules. Une éternelle naïve. Et j’adore ça. C’est ça qui vous tue, qui me fait vivre, qui me fait pleurer, qui me fait sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis légère, bien plus légère que vous… Comment espérez-vous me toucher?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-4214373792514082542?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/4214373792514082542/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=4214373792514082542' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/4214373792514082542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/4214373792514082542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2009/09/apparitions.html' title='Apparitions'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SqWZLSDMDcI/AAAAAAAAAFo/MkmtPLa8ysM/s72-c/moi' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-6694002627727577153</id><published>2009-06-07T22:53:00.014+02:00</published><updated>2009-06-07T23:40:37.074+02:00</updated><title type='text'>On the road again.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/Siwo8Me-joI/AAAAAAAAAFg/XJjNtOkRI64/s1600-h/Blog21.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 169px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/Siwo8Me-joI/AAAAAAAAAFg/XJjNtOkRI64/s320/Blog21.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344691872390352514" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"-On&lt;br /&gt;va&lt;br /&gt;rouler&lt;br /&gt;encore&lt;br /&gt;longtemps,&lt;br /&gt;là?&lt;br /&gt;-J’en sais rien.&lt;br /&gt;-Comment ça "t’en sais rien"?&lt;br /&gt;-J’arrêterai de rouler quand j’aurai trouvé un endroit qui vaut la peine qu’on s’arrête de rouler.&lt;br /&gt;-Quelle connerie! Toi et tes idées romantiques, j’te jure hein.&lt;br /&gt;-T’as envie que nous aussi on devienne un couple qui regarde le téléfilm de France 3 en se donnant la main?&lt;br /&gt;-On n’est pas obligés de prendre la voiture dès que t’as une angoisse existentielle sur notre routine de couple...&lt;br /&gt;-Ben si.&lt;br /&gt;-Et on est obligés d’écouter la même musique à chaque fois, aussi?&lt;br /&gt;-Oui.&lt;br /&gt;-T’es chiant. C’est toi qui la crée, la routine, avec ton road movie, ta B.O., et tout ce rituel.&lt;br /&gt;-La musique, ça me rappelle que je suis amoureux de toi.&lt;br /&gt;-T’as besoin qu’on te le rappelle?&lt;br /&gt;-Non, mais...Ah, merde. T’es conne, tu sais bien ce que je veux dire, même si j'le dis mal. C’est la musique qui m’a fait réaliser que je t'aimais. C’est la musique qui m’a aidé à t’avoir, et quand je pense à nos premières fois, j’entends cette musique là. Précisément celle là. Avec toi qui chante dessus.&lt;br /&gt;-J’arrive pas à savoir à partir de quoi le romantisme devient ridicule… ya une ligne, une toute petite ligne. D’un côté on est romantique, de l’autre on est ridicule. Et tu vois, toi...&lt;br /&gt;-Me dis pas de quel côté je suis.&lt;br /&gt;-Bon, allez… Tu veux que je chante?&lt;br /&gt;-Non, pas maintenant. Quand on sera arrivés.&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;-Tu veux que je te dise un truc que je t’ai jamais dit? Pour participer à ta crise romantico-nostalgique.&lt;br /&gt;-Quoi?&lt;br /&gt;-J’vais te raconter ce que j’ai pensé, le matin après cette grande soirée. La grande soirée où on s’est embrassés pour la première fois.&lt;br /&gt;-On en a déjà parlé, non?&lt;br /&gt;-Pas vraiment, pas en mes termes. Tu veux, alors?&lt;br /&gt;-Vas-y.&lt;br /&gt;-Alors...Je me remettais de ma gueule de bois. J’étais dans le tramway, avec un mal de tête pas possible et les yeux qui larmoyaient de fatigue. J’écoutais de la musique. Et je me disais que j’avais fait une belle connerie. Vraiment belle. Vraiment conne.  Que j’avais gâché notre amitié, que j’avais foutu en l’air toutes les soirées à venir. J’avais des flashs où je voyais ton regard, ton regard qui gueulait que t’étais déjà amoureux, terriblement amoureux. J’entendais en boucle tes compliments, tes phrases à deux balles… J’arrêtais pas de secouer la tête pour faire sortir ces souvenirs de moi, c’était compulsif. Je pensais à plein de trucs: ton visage qui s’approchait, mes lèvres qui cédaient, nos langues, ta main sur ma nuque… Je revivais la scène, et je détestais ça. Un truc aussi bête et trivial qu’un baiser m’écoeurait comme pas possible, de moi, de toi, et même de l'alcool.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Elle est géniale ton histoire. T’es en train de dire que je te dégoutais?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui, un peu. J’ai toujours été plus érotique que romantique. Et toi, tu ne m’attirais absolument pas. T’étais pas beau, pas spécialement mystérieux, pas du tout le genre de mec qui fait rêver.  En plus, j’étais à un stade où je voulais découvrir un maximum de choses, tester mon pouvoir de séduction, me dégoter un artiste, parader avec lui dans les bars et les hôtels du monde entier… Dis pas le contraire, on voyait tout de suite que j’avais des exigences et des espoirs précis. Toi, tu correspondais pas au tableau. Donc, je m’en voulais. Dans le tram, je cherchais des astuces et des mots qui te feraient comprendre gentiment ce que je ressentais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-C’est ce que t'essaies de faire maintenant?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Mais non… Quand on s’est revus, t'as fait comme si il s’était rien passé. Pas de discours, plus de regard bruyant. T’étais mon pote, le même, celui qui avait jamais approché ma bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ben oui, forcément, je…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Laisse-moi raconter! Le truc bizarre, c'est que les souvenirs étaient toujours là, et qu'ils m’obsédaient. J’arrêtais pas de penser à ce foutu baiser. J’y pensais plus avec dégoût, mais avec envie. Je rêvais d'un bis-repetitia, et je savais pas pourquoi. Alors, pour voir, j’ai saisi la première occasion de recommencer. C’était encore mieux que dans ma tête. La deuxième fois, j’aurais pu te mordre, te griffer, te faire l’amour sur le trottoir tellement tu me rendais folle… T’imagines? Juste en m’embrassant, tu déchainais une passion bizarre. Un truc nouveau, dans mon esprit et dans mon corps… Je comprenais pas. Fatalement, je me suis lancée dans un cercle vicieux. Je t’embrassais, je partais, je culpabilisais, je te voulais, je revenais…Je sais même plus combien de temps ça a duré cette indécision cyclique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Plusieurs mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Peut-être. En tout cas, c’était une forme d'addiction. Je le cachais aux autres, parce que je voulais pas qu’on soit un couple, un "duo officiel", une institution qui appitoie, agace, amuse les gens. Je t’expliquais rien, parce que je ne voulais pas en parler. Mais je ne pouvais pas me contrôler, j’avais besoin de toi. Envie de toi sans te vouloir. (Je sais que t'y penses, mais si tu me chantes du Peter et Sloane maintenant, j'tarrache les testicules). Envie de toi, donc. C’était très perturbant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Bon, et alors? Tu me racontes ton dilemme de merde qui prouve que tu voulais pas être avec moi et je suis censé trouver ça romantique?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui, justement. Malgré ta drôle de tête, ton rire ridicule, tes gros yeux et tes cheveux gras, t’as réussi à devenir indispensable. En un baiser. J’y pouvais rien. Tu m’as accrochée à toi, et pas juste à cause des hormones. Avant tout ça, j'adorais déjà ce que tu étais. Il ne me manquait que l’attirance pour pouvoir t’aimer. Elle est arrivée toute seule, très forte, irrésistible, quasi-surnaturelle. D’une minute à une autre, elle est apparue. En un baiser, juste en un baiser, j’ai été forcée de t'aimer, et de faire avec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Le truc du crapaud qui devient prince, en gros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-C’est un peu ça. Et je trouve que cet étrange retournement, ce besoin sorti de nulle part, c’est la preuve la plus flagrante que, oui, on devait être faits pour être ensemble depuis le début.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Arrête. Tu crois pas aux âmes soeurs. Fais pas semblant pour me faire plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Non, pas du tout. Mais de temps en temps, j’aime bien y croire un petit peu. Ca me rassure, ça me donne l’impression d’être au bon endroit au bon moment, d’être à la place que l’on m’avait préparée. D’avoir au moins réussi une partie de ma vie. J’aime bien cette idée. J’aime pouvoir penser, de temps en temps, qu’être avec toi, c’est avoir accompli quelque chose. Et que ce quelque chose a été décidé par une existence quelconque, une bonne étoile, un Dieu, un ange-gardien, je m'en fous. Un bonhomme qui veillerait sur moi. C'est pas romantique, ça? Triste, mais romantique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-On peut arrêter de rouler maintenant? "&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(204, 51, 204);" href="http://jiwa.fr/track/Jon-Brion-3355/Eternal-Sunshine-of-the-Spotless-Mind-6330/Strings-That-Tie-To-You-114290.html"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Jon Brion- Strings that tie to you.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-6694002627727577153?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/6694002627727577153/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=6694002627727577153' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/6694002627727577153'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/6694002627727577153'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2009/06/on-road-again.html' title='On the road again.'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/Siwo8Me-joI/AAAAAAAAAFg/XJjNtOkRI64/s72-c/Blog21.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-6953681586673208241</id><published>2009-05-19T17:45:00.009+02:00</published><updated>2009-05-19T18:59:46.756+02:00</updated><title type='text'>Les mots changent.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/ShLgsRh-_bI/AAAAAAAAAFY/SFGqQNixtaw/s1600-h/Blog20.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 298px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/ShLgsRh-_bI/AAAAAAAAAFY/SFGqQNixtaw/s320/Blog20.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5337575559612267954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:trebuchet ms;font-size:78%;"  &gt;Musique-musique-musique...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mes cheveux repoussent…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques mois, ils  recouvraient le sol de mon appartement. J’ai vu ma chevelure se réduire de moitié, très vite. Aujourd’hui, elle repousse: des tas de petits cheveux ont fait leur apparition, restituant l’apparence que je me connaissais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca vous paraît ridicule comme sujet?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, on utilise beaucoup les cheveux dans les métaphores et les expressions:  “tenir à un cheveu”, “s’arracher les cheveux”, “couper les cheveux en quatre”… Bon, je ne vais pas accentuer le ridicule. C’est quand même dingue la vitesse avec laquelle ils repoussent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, j’ai appris aujourd’hui que je ne bougerai pas de cet appartement, de cette ville, de cette vie avant un petit moment. J’ai longtemps cru qu’un départ était la seule solution pour que ma vie se reconstruise, pour que mes cheveux repoussent, pour que la “vraie Emily” ressuscite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Drôle d’idée, finalement. Je ne sais pas si j’envisageais ce changement comme une fuite en avant ou comme une fuite tout court. Une fin en soi. Un début en soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, je n’ai même pas eu besoin de ça. Je ne bouge pas de là, mais je ne devrais pas feuilleter les catalogues de perruques avant longtemps. Pour l’instant, les changements sont ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis enfin débarrassée de ce qui dénudait mon crâne. J’ai détruit les blocages, ouvert les portes sur des labyrinthes qui n'ont rien d'inquiétant. Les nouvelles aventures d’Emily Crumble sont joyeuses, saines, vivifiantes, sûres, entières. Je peux enfin avoir confiance en l’avenir, quel qu’il soit. Ca paraît trop facile? Ca l’est. Le tout grâce à moi, et à...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les risques sont toujours présents, mais une nouvelle maladie, de nouvelles trahisons, de nouvelles conneries ou de nouveaux drames ne changeront rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le papier, je n’ai pas de bonnes grandes raisons de rester ici: pas de contrat de mariage, pas de grands projets, pas de maison en construction. J’ai bien mieux que ça: des relations sans divorces à anticiper, des projets concrets, des bâtisses aux bases solides...&lt;br /&gt;J’ai tous ceux qui, aujourd’hui, ont regardé les minutes défiler avec moi. Ceux qui ne me laissent jamais seule, qu’ils soient là ou non. Ceux qui m’ont souri à l’heure pile où mon sort s’était jeté par la fenêtre, ou un peu avant, ou un peu après. Ceux qui me gardent une place dans leurs coins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci n’est pas une déclaration d’amour, surtout pas. Les mots, dans le fond, n’ont rien à voir là-dedans. On pourrait disserter des heures sur le sujet: dialoguer sur la profondeur des sentiments, sur la confiance, promettre des éternités, des sincérités, des fidélités. On pourrait en faire des tonnes dans des discours passionnés. Le fait est que, justement, ces discours sont toujours un peu suspects. Pourquoi démontrer dans une déclaration ce qui se montre dans la vie? J’en ai vu, des êtres qui postillonnaient leur amour à qui mieux mieux, faute de le prouver. Avec le recul, il y a de quoi douter de ce genre d’étalage verbal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne m’étendrai donc pas trop sur ce qui me retient ici. Ca se sait sans banderoles et sans rubans. Ici, on dit les choses une fois de temps en temps, sans se justifier, par impulsion. Et on se les montre bien plus souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avance, les cheveux au vent, loin de mes fards et de mes fardeaux. Il faut du temps pour repousser. Quand c’est fait…Une vraie foule sentimentale vous offre des Tics, des semaines des quatre jeudis, des évasions, des pâtes, des échappatoires et des cheveux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je ne bouge pas d’ici.&lt;br /&gt;Non, je ne sais pas où je vais. Je sais comment.&lt;br /&gt;Oui, c'est ça, le truc avec un grand B.&lt;br /&gt;"Elle en a de la chance, la pauvre geignarde. Elle se ridiculise dans un texte digne de Chantal Goya sous amphétamines, mais elle a de la chance."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dernière chose, et je retourne à mes moutons ailés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai trouvé l’équilibre bordélique. Je tiens debout sans rester immobile. Je suis indépendante mais entourée, je perds un projet mais je m’y retrouve, j’échoue mais je recommence. Des tas de paradoxes s’accumulent, des aventures s’enchaînent, des expériences se décodent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fallait juste que j'ose me voir, pathétiquement chauve dans un reflet, que j'arrête de me gaver d’illusions, que je cherche au bon endroit. Désormais, j'avance. Sans fuir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capillairement vôtre,&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jiwa.fr/track/The-Teenagers-3014/OMFGG-Original-Music-Featured-On-Gossip-Girl-No-1-International-195148/Feeling-Better-Album-Version-1543615.html"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Feeling better- The teenagers-&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-6953681586673208241?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/6953681586673208241/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=6953681586673208241' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/6953681586673208241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/6953681586673208241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2009/05/les-mots-changent.html' title='Les mots changent.'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/ShLgsRh-_bI/AAAAAAAAAFY/SFGqQNixtaw/s72-c/Blog20.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-6916825567871655874</id><published>2009-05-12T01:27:00.002+02:00</published><updated>2009-05-19T17:50:49.681+02:00</updated><title type='text'>Fin de rêve.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SgoNlcOPfRI/AAAAAAAAAEo/8R3adGqjF6g/s1600-h/blogpit%C3%A8te.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 170px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SgoNlcOPfRI/AAAAAAAAAEo/8R3adGqjF6g/s320/blogpit%C3%A8te.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335091645456022802" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Hier, j’ai rêvé que je te tuais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions dans une pièce aux murs gris, une sorte de garage vide. Je sortais un briquet, j’allumais la manche de ta robe. Le feu se propageait très vite. Surprise, tu as à peine crié, avant de devenir un petit tas de cendres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un rêve, ça change tout. Tu n’étais pas tout à fait toi, et je n’étais pas tout à fait moi. Comme dans tous les rêves, certains actes absurdes, ridicules ou ignobles paraissaient tout à fait acceptables. J’avais donc le droit de te tuer, et de le faire sans haine. Dans ce monde-là, c’était normal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce monde-là, j’étais mon propre sosie, en un peu plus belle, en un peu plus forte, en un peu plus folle, en beaucoup plus sincère. D'une sincérité poussée aux extrêmes. Je marchais dans des rues bleues, à la recherche de mes proches. Je portais des talons très hauts, mais je ne trébuchais pas. J’étais seule et triste, mais je n’avais pas envie de pleurer. Je me sentais comme chez moi, au fond. On finit par se foutre d’être seul, quand on est chez soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis assise sur un muret. Plusieurs personnes sont venues me parler. Certains voulaient que je pardonne leurs erreurs, d’autres me demandaient l’heure… Quelques uns restaient devant moi sans rien dire, mais je connaissais suffisamment leurs visages pour y lire des discours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai discuté, comme ça, avec toute ma vie. J’ai confronté des inconsciences et des remords, sereinement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu après, le ciel a changé. Je crois que le nuit tombait, en quelque sorte. Le bleu s'est tiré pour faire place au violet. J’ai voulu trouver un dernier fantôme, celui qui me manquait, je suis tombée sur toi. Tu souriais, pour cacher ta peur. Tu miaulais ton hypocrisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes rentrées dans cette pièce. Tes cheveux étaient un peu plus longs que dans mon miroir. Je crois que tu m’as attendue longtemps. C’est peut-être cette attente qui avait nourri ta peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as voulu te plaindre, j’ai refusé d’écouter une fois de plus tes misères trop populaires. Tu m’as proposé un verre, je t’ai laissé boire seule. Et puis tu as sorti tes armes: un album photos, un rasoir, un C.D., la tour Eiffel, un radiateur, des aiguilles à tricoter. Tu étais fière, jusqu'à ce que je te fasse comprendre que ce n'était pas une braderie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, tu t’es avancée. Trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu portais une robe bleue, très jolie, et des tas de colliers. Un pour chaque fille et chaque femme avalée, je crois. Tu as incliné la tête avec une expression de marionnette abandonnée. Je me suis approchée, ai caressé tes cheveux noirs, embrassé tes pommettes, allumé ta manche…  Tu es morte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne te méprends pas, je sais que tu reviendras de temps à autre, que ce soit dans mes rêves ou dans les gestes d’une inconnue. Je te connais, tu es bien plus coriace que tu en as l’air. Après tout, tu es ma chair. Je n’irai pas jusqu’à me brûler pour t’éteindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, au réveil, j’étais bien plus légère. Tu prenais tellement de place, avec ta manie d’en faire des tonnes. J’aimerais pouvoir dire que tu me manqueras... Ce serait nous mentir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, le miroir était surpris de ne pas te voir, mais, tu sais quoi? Je lui suffis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mademoiselle ma siamoise, je te salue d’en bas. Je t’offre un épitaphe, au nom de nos vieilles bagarres. Tu étais la pire et la plus subtile des gangrènes. Tu étais la plus fidèle des compagnes. Tu as gâché mon rapport au monde, tu as pourri mes pensées, mais tu le faisais avec talent. Carbonisée, tu entraînes tes géniteurs dans l'au-delà. Merci. Vous encombriez mes rêves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://jiwa.fr/track/Lady-Kill-187774/In-My-Back-201751/You-re-Alone-1615072.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:78%;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;(Lady Kill:You're alone- In my back-2008)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-6916825567871655874?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/6916825567871655874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=6916825567871655874' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/6916825567871655874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/6916825567871655874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2009/05/de-reve.html' title='Fin de rêve.'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SgoNlcOPfRI/AAAAAAAAAEo/8R3adGqjF6g/s72-c/blogpit%C3%A8te.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-7797969105970318879</id><published>2009-04-08T14:08:00.004+02:00</published><updated>2009-04-08T14:27:29.600+02:00</updated><title type='text'>En bloc.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SdyTwpGBvGI/AAAAAAAAAEg/Y-Mfq4qQR8I/s1600-h/blog18.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 231px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SdyTwpGBvGI/AAAAAAAAAEg/Y-Mfq4qQR8I/s320/blog18.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5322291323519220834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les blocages…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je ne m’engage à rien, je ne vous parlerai pas des blocages d’université et autres problèmes de société. Je dis “blocages” comme on dit “les choses que je ne peux pas dépasser”. Les choses qui sont au-delà de nous... Les choses qu'on ne voit qu'en se cognant contre elles. Les plafonds de nos consciences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Permettez moi de parler un peu en votre nom…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a lui, d’abord. Lui qui est bloqué de l’intérieur. Ses entrailles se tordent, s’emmêlent.Un putain de labyrinthe dont rien ne sort. Je me demande souvent s’il n’a pas mal au ventre. Si c’est le cas, il souffre en silence. De toute façon, il souffre toujours en silence. Je ne l’ai jamais vu pleurer, mais j’ai vu des larmes lui monter aux yeux. Aucune n’a jamais pu glisser le long de sa joue. Il garde tout à l’intérieur: l’eau, les mots, les sentiments. Son corps doit être épuisé, plein à craquer. Ca ne peut pas être un choix. Je suis sûre qu’il aimerait jeter un peu de ce plomb vers l'extérieur. Mais il est bloqué, coincé et il bloque, il coince tout. Lui, le stoïque, le "fort-intérieur".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a elle, ensuite. Elle est bloquée par la vie. Elle aimerait sortir des journées qui tournent en rond. Elle a besoin de faire exploser son art, ses capacités, son intelligence particulière. Elle a besoin d’exploser, mais le cercle vicieux de son existence ne lui en donne pas l’occasion. Alors elle pleure souvent, elle râle beaucoup: elle montre qu’elle sait qu’elle mérite mieux. Elle fait des plans sur des tas de comètes, et rit beaucoup. Ca la réssuscite tous les jours un peu plus facilement, quand les cons et les frustrés l’assassinent. Bloquée par les autres et leurs vues trop étroites. Bloquée par la vie qu’il faudrait avoir, par les codes qu’il faudrait suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a toi. Toi qui ne sait même plus ce qui te bloque. Si ce sont les autres et leur égoïsme, si ce sont les autres et leur tendance à te marcher dessus. Si c’est toi et ton manque de confiance, toi et ta haine de toi. Tu dis que, de toute façon, on t’oublie facilement. Alors, tu te braques, tu freines tes envies de croire. Quand tu ne dis rien, tu penses disparaitre. En voilà un super-pouvoir. Tu sembles penser que des murs se dresseront toujours devant toi, quoi que tu fasses, où que tu ailles. Tu sembles oublier, malgré ton amour des calendriers, que plusieurs dates ont déjà débloqué la petite ombre que tu étais... Ou croyais être. Bloquée par les complexes erronés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a celui-là. Celui qui se croit libre comme l’air, fort comme le vent. Il avance, la tête en l’air, sans même voir les oeillères qui lui collent à la peau. Il chantonne des “lalala”, il saute dans les flaques. Lorsque d’autres essaient d’arrêter sa course, il écoute d’une oreille sourde. Puis, dans un long monologue, il répète de mille façons que, si c’était vrai, il le saurait. Il dit fièrement qu’il voit clair dans ce jeu. Il avance tout droit, sans sentir que ses poches se vident, sans entendre le monde qui s’écroule autour de lui. Il fixe un point, un seul, et marche dans sa direction. Bloqué par son obstination, son arrogance, son inconscience. Bloqué par son propre refus de baisser les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a celle-là. Celle qui est obligée de vivre dans un monde en miniature. Ses organes lui font défaut, réduisant les possibilités au minimum. Elle rêve de soleil et d’argent autour de ses poignets. Elle rêve de paix et d’oxygène. Elle a toujours rêvé, même lorsqu’elle vivait des cauchemars. Ses phantasmes sont des ponts qu’elle jette au dessus des défauts de fabrication. J’entends dire que ce sont des toiles d’araignées au plafond. Mais un jour, c’est certain, l’eau coulera sous ces ponts, et étanchera sa soif de liberté. Un jour, un coup du sort débloquera sa vie, lui ouvrant des portes secrètes. Parce que, c’est certain, elle ne pourra pas être bloquée indéfiniment. Pas elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a le grand lui. Il s’obstine à aimer. Il aime terriblement, de toutes ses forces, de toute son intégrité, sans la moindre concession. Alors, oui, ça le bloque. A trop aimer les autres, à trop en faire pour eux, il passe à côté d’opportunités. Il s’est beaucoup cassé la gueule, ce grand garçon. Il est resté trop longtemps près de celles qui n’étaient plus faites pour lui. Il s’est épuisé en cherchant des solutions aux problèmes les plus insolubles. Mais il continue, quand même. Il se pointe au petit jour, pour accueillir les énervements. Il se ramène au crépuscule, pour sécher les larmes. A minuit, il câline les déprimes alcooliques. Son dévouement le bloque. Il est de ceux qui ne font rien à moitié. Mais bon… Il se bloque pour les meilleures raisons, au final. Et il est assez intelligent pour s’envoler quand il le faut vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a la grande elle. Celle qui ne passera jamais ici, parce qu’elle n’a pas le temps. Elle a trop de choses sur les bras. Bon, tant pis, j’le dirai quand même. Ma grande, elle déploie ses bras et serre tout un petit monde dedans. Elle est au four et au moulin, à la vie et à la mort. Elle passe sa vie à bloquer ses envies. Rien ne compte, puisque tout le monde compte sur elle. Qu’est ce qu’elle peut m’énerver, à en faire et à s’en faire autant. Ils la bloquent, ceux qui tiennent à elle. Ils la tiennent tellement qu’ils la tirent vers le bas. Bloquée par la faiblesse de ceux qui l’entourent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a moi. Moi qui me permets de parler en vos noms non-cités. Je ne juge pas, du haut de mes barricades, mais je voulais parler de vos exemples. Vous pourriez dire que j’ai tout faux. Parfois, on ne sait même pas qu’on est bloqués, ou on ne sait pas pourquoi on l’est. Moi, j’ai mon blocage à moi toute seule. Celui qui m’empêche d’aller de l’avant, et qui me pousse à rembobiner. Il bloque mon sommeil, fixe mes pensées sur des choses insignifiantes. C’est insensé et irrationnel, mais je n’ai pas encore réussi à m'en débarrasser. De celui-là, et des autres, ceux que je n’ai pas encore percutés. Je ne suis pas un bon exemple. Je contemple mon blocage, je lui donne deux ou trois coups de pied énervés, je fonds en larmes, et je hausse les épaules. Bloquée. Coincée. Mais, au final, comme vous, armée pour creuser un tunnel…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-7797969105970318879?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/7797969105970318879/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=7797969105970318879' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/7797969105970318879'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/7797969105970318879'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2009/04/en-bloc.html' title='En bloc.'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SdyTwpGBvGI/AAAAAAAAAEg/Y-Mfq4qQR8I/s72-c/blog18.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-5964298362359597536</id><published>2009-04-03T16:23:00.002+02:00</published><updated>2009-04-03T16:25:44.979+02:00</updated><title type='text'>Vite fait avant de partir...</title><content type='html'>Bon tout le monde s’en fout…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j’ai perdu ce qui brûle et ce qui glace, je suis coincée avec ce qui glisse. Tout ce qui glisse sur moi sans plus me faire le moindre effet. Je suis là, sur le pas d’une porte, prête à partir vers mon futur, sans être sûre d’en vouloir. Qui peut être sûr de quoi que ce soit? On est sûr de ce qui brûle et de ce qui glace, de ce qui fait pleurer et de ce qui fait mal, de ce qui rend vivant, de ce qui tue. On est sûr des petites morts de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout glisse. Je n’ai même plus l’envie d’engueuler ceux qui me blessent, de leur montrer ma colère et ma peine. Je laisse glisser les choses. Je suis constante: je souris, je ris, je “m’amuse”, mais je laisse glisser. Plus de sensations fortes, plus d’esclandres, plus de coeur qui se broie ou qui se serre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me rappelle de mon coeur qui se broyait. Je me rappelle de ses battements derrière certaines portes. Je me rappelle qu’il s’emballait pour mieux se déballer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que je suis devenue fade? Est-ce que je suis devenue grise? Est-ce que je vais me réveiller de cet étrange coma? Voilà que je vis à 37° celcius en permanence, et que je n’y peux rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais sauter le pas, partir vers ce concours, vers ces pseudos-espoirs, vers ces projets. J’ai toujours été transcendée par ce qui brûle et ce qui glace, j’en faisais mes déserts et mes montagnes, j’évoluais par et pour eux. Aujourd’hui, je saute le pas avec la peur au ventre. La peur de ne jamais me réveiller, la peur de ne plus jamais hurler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce petit message ne sert à rien. Il est juste une traduction de mon étât. Je suis à des kilomètres d’ici, dans une petite cage de verre. On ne m’entend pas, mais on me voit. On me voit, mais on ne me regarde pas. J’étouffe.&lt;br /&gt;J’étouffe, et j’aimerais bien pleurer pour de vrai. Un énorme sanglot qui viendrait de loin et qui emporterait tout sur son passage. Une vague qui ferait le ménage à l’intérieur. Du sel qui blesserait mes joues: ce qui brûle.&lt;br /&gt;Un sentiment qui engloberait tout mon corps. Un sentiment qui me mettrait dans tous mes étâts, qui me ferait faire des choses improbables, qui m’accompagnerait dans mes ballades nocturnes. Un sentiment qui aurait sa propre musique. Un sentiment qui me tiendrait éveillé, qui me possèderait à m’en faire mal: ce qui brûle.&lt;br /&gt;Se dire que ce n’est pas possible d’être comme ça. Se dire que quelque chose de gigantesque m’englobe, se dire que les écrivains savent de quoi ils parlent. Plus fort que ce que vous appelez une passion, plus violent: ce qui brûle.&lt;br /&gt;Retomber, souffrir, être blessée, déçue, griffer, secouer, hurler, hurler, hurler: ce qui glace. Se dire que l’on mérite mieux, qu’il faut y faire quelque chose. Trouver des mots à vous jeter à la figure, et puis claquer la porte. Attendre les réponses parfaites, les moments incroyables, en craignant qu’ils n’arrivent jamais: ce qui glace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne veux pas de cette vie à 37°, de ce grand calme, de ce long fleuve tranquille. Trop long. Voilà, j’ai été punie, on m’a rangé dans une petite case. Un petit personnage, une petite vie, des petits riens qui ne font pas de grand tout. Juste un moment. Je veux juste un moment, une minute, un électrochoc. Quelque chose de très bref me suffirait. Qu’on me brûle ou qu’on me glace. Juste pour me prouver que j’existe encore, et que j’en suis toujours capable, qu’on me brûle ou qu’on me glace.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-5964298362359597536?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/5964298362359597536/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=5964298362359597536' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/5964298362359597536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/5964298362359597536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2009/04/vite-fait-avant-de-partir.html' title='Vite fait avant de partir...'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-4314213513788667665</id><published>2009-03-31T23:44:00.006+02:00</published><updated>2009-04-01T00:09:25.050+02:00</updated><title type='text'>Mise à prix.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SdKQAR7dQUI/AAAAAAAAAEY/3xFG0kcx_Ok/s1600-h/Photo+17.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SdKQAR7dQUI/AAAAAAAAAEY/3xFG0kcx_Ok/s320/Photo+17.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5319472444365160770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;“Ca ne sert à rien de me blâmer. Je ne fais que les figures qui me sont imposées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai toujours voulu être une gentille fille, une personne loyale et aimante. J’ai toujours tout donné à ceux qui m’étaient proches. Seulement, il y a quelque temps s’est mis en place un énorme jeu de dominos, à l’échelle de ma vie. Les piliers sur lesquels je m’appuyais se sont effondrés un par un, entraînant toutes mes constructions dans leurs chutes. Les objets de mon amour se sont barrés, bruyamment pour certains, discrètement pour d’autres, hypocritement pour tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, ça va, je vous libère de vos promesses, je ne demande à personne de revenir ou de se laisser toucher par la culpabilité. Qu’est ce que ça peut me foutre, maintenant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On trouve tous notre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;valeur&lt;/span&gt; chez les autres. A la façon dont ils tiennent à nous, dont ils sont toujours là, on se rend compte que l’on vaut quelque chose. Quand d’autres fouets et d’autres chats ont éloigné Mes Autres, ma &lt;span style="font-style: italic;"&gt;valeur&lt;/span&gt; a suivi le mouvement. Qu’ai je fait? Que suis-je? Pourquoi suis-je si désarmée? Blablabla… Il faut être très solide pour réussir à s’auto-accorder de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;valeur&lt;/span&gt;. Il faut réussir à s’aimer soi-même, sans avoir besoin de nourriture sentimentale. Parlons de névroses à surmonter...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle que vous me voyez là, je me suis posée beaucoup de questions. J’ai couru après les réponses. Pourquoi me laisse-t-on? Pourquoi ne suis-je plus importante pour vous? Comment devient-on insignifiante? Blablabla…&lt;br /&gt;Fatiguée, je suis passée par la phase où l’on donne raison aux anciens. Je me suis remise en question, pour mieux me détester. Comme beaucoup d’autres, j’ai voulu que l’on me retrouve en petit cadavre projeté du 3ème étage, que ma peine explose sur un trottoir aux yeux de tous. Un suicide en guise de preuve. Finalement, je me suis contentée de quelques entailles. J'ai commencé à m’écorcher. Se punir, dessiner toute cette haine de soi, ressentir une douleur physique qui dépasserait les autres maux. Bah… Quand on ne s’aime plus, il faut bien se battre contre soi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les preuves sont inutiles… Rien ne peut réveiller les consciences des amours perdus, des âmes perdues. Ils sont tous partis vivre de nouvelles existences. Des existences dans lesquelles je ne suis qu’un leurre, une pièce de musée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma &lt;span style="font-style: italic;"&gt;valeur&lt;/span&gt; n’est toujours pas de l’autre côté du miroir. Je la ré-invente tous les jours. Je prends ce que l’on me tend. J’avale l’alcool, j’avale les salives. Je serre des mains, je serre les dents. Je me montre dans toute ma splendeur, en appréciant à leurs justes &lt;span style="font-style: italic;"&gt;valeurs&lt;/span&gt;, justement, les amitiés inflexibles et les amours chronométrés. J’entends dire que l’on ne me reconnaît plus, que je ne me ressemble pas. Blablabla… Comment savoir à quoi je ressemble si je ne sais plus ce que je vaux? Il faut bien que je teste ces nouveautés…Peut-être qu’au milieu de ces méandres se cache la réponse à mon obsession. Peut-être qu’un jour, emballée dans cette même robe, je vivrai une épiphanie. Alors, j’arrêterai de tourner.  Je redeviendrai une gentille fille. Une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;valeur&lt;/span&gt; sûre. Le centre d’un univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant… En attendant je garde ma robe trop décolletée, mon verre, mes one night stands, mes entailles, mon masque… Je mélange le tout et j’en fais un personnage. Je l’offre à la masse et je la laisse jouer avec lui. Lancez le vous de mains en mains, faites-en ce que vous voulez. Voilà, comme ça. Ce n’est qu’une poupée décoiffée. Qu’est ce que ça peut vous foutre? Vous avez des besoins, comblez les. Vous n’êtes que des êtres humains, que des membres de la populace. Vous pensez à votre plaisir, à vous, à vous, à vous: votre besoin d'argent, de travail, d'amitié, de rire, d'amour, de certitudes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vous blâme pas. Vous n’avez pas le temps d’y penser à deux fois. Moi, j’ai du temps à tuer, j’attends que commence ma prochaine vie. Vous pouvez prendre l’ancienne mais, ne vous battez pas, elle ne vaut rien: je n’étais qu’une gentille fille salie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour découvrir ma vraie valeur, il faut d'abord que j'en paie le prix...”&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-4314213513788667665?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/4314213513788667665/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=4314213513788667665' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/4314213513788667665'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/4314213513788667665'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2009/03/mise-prix.html' title='Mise à prix.'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SdKQAR7dQUI/AAAAAAAAAEY/3xFG0kcx_Ok/s72-c/Photo+17.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-3433442916650527798</id><published>2009-03-24T21:41:00.005+01:00</published><updated>2009-03-24T21:57:30.449+01:00</updated><title type='text'>Femme fatale</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SclGAr60YOI/AAAAAAAAAEQ/lwCX4LqH7RM/s1600-h/Blog16.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 275px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SclGAr60YOI/AAAAAAAAAEQ/lwCX4LqH7RM/s320/Blog16.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5316857812690952418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Assise sur un tabouret de bar, un verre de Margarita à la main. Jean, t-shirt quelconque et veste en cuir un peu usée. Un trait d’eye liner sur les paupières.  Du mascara qui dégueule un peu.  Personne à gauche, personne à droite. Le barman et son regard indifférent. Une main qui tripote le bout d’une mêche de cheveux. L’air ailleurs: dans cet endroit au milieu du passé et du futur qui n’est pourtant pas le présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me voilà, Ladies and Gentlemen. Me voilà, transposée dans un futur envisageable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, je m’envisage. J’envisage mon visage usé par les nuits noires, les nuits blanches, les journées grises. Je conçois mon corps fatigué par le travail et les excès. Je visualise les cicatrices dessinées sur mon bras par le temps et les conneries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est envisageable, probable, concevable que je sois l’une de ces personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’une de ces personnes qui vieillissent seules. L’une de ces personnes que les autres regardent avec pitié, en se demandant si elle attend quelqu’un, si elle est alcoolique, si elle est folle ou si elle est juste là par hasard. Celle qu’un groupe de jeunes regarde en se demandant comment elle en est arrivée là. Il suffira de demander… Je l’entends d’ici, cette vieille-belle:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Je suis l’une de ces filles qui attire. Grâce à quelques détails de mon anatomie, et à quelques traits de caractère, j’ai toujours magnétisé certains mâles. Malheureusement, je suis aussi l’une de ces filles qui repoussent. A cause de quelques détails de mon histoire, et à cause de quelques traits de caractère trop prononcés, j’ai toujours fait fuir ceux qui m’approchaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette affreuse composition a fait de moi la fille avec qui l’on couche pour passer le temps, ou avec qui l’on passe du temps pour coucher... Vous pensez certainement que l’on peut faire le choix de refuser ce type de destin. En réalité, on essaye. Au début, on croit à l’exception, le “cette fois-ci sera la bonne”. On pense croiser la route d’un être qui vous aimerait malgré vos complexes et votre complexité. (...)&lt;br /&gt;Quand les années accélèrent, on réalise que la route tourne en rond. Aucun virage ne vous en sortira. Finalement, on arrête de croire. Un matin, on se rhabille en comprenant qu’il n’y a rien d’autre. On continue le sexe sans amour, l’amour sans espoir, l’espoir sans effet…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne prenez pas cet air triste. Mon existence est loin d’être terne. J’ai un métier passionnant, qui m’a fait faire le tour du monde. Il me reste quelques amis, aussi. J’ai toujours eu un don pour l’amitié… On ne peut pas tout avoir, dans la vie, n’est ce pas? Je partage ma vie entre deux appartements gigantesques, dans lesquels j’entrepose mes souvenirs... Des tas de films, de livres, de photos… Enfin, tout ça...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’amour, au final, qu’est ce que c’est? C’est comme le reste, il faut être doué. Il faut avoir quelques pré-dispositions. Ne pas être trop fragile, ne pas être trop fort, ne pas être trop lâche, trop rêveur… C’est subtil. Il faut savoir jouer de sa propre image et de celle de l’autre. Etre à la fois une personne, un trophée, un mouchoir, un élément du décor, une oreille, une bouche, une paire de seins… Non, en fait, je vous dis des conneries. Quand on a les pré-dispositions, il n’y a rien à savoir être. On se laisse faire, c’est tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de gâcher votre soirée, non? Excusez-moi, c’est les questions que vous me posez…. Elles ont réveillé un petit goût amer sur le bout de ma langue. Il ne faut pas être amer, hein. Il ne faut surtout pas croire à la fatalité. On découvre petit à petit quelles sont les choses qu’on mérite et quelles sont celles qu’on ne mérite pas. Après tout, les meilleures surprises sont celles que l’on n’espère plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, je ne voudrais pas jouer les prophètes ou les sages. Je ne suis personne, moi. Ca fait longtemps que j’ai disparu… le jour où j’ai arrêté d’exister dans un regard. Bon, arrêtez de me regarder de cette façon, racontez moi plutôt vos petites vies. Vous avez quel âge?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-21 ans.&lt;br /&gt;-Si jeune? Oui, non, vraiment...Ne croyez pas à la fatalité. “&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-3433442916650527798?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/3433442916650527798/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=3433442916650527798' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/3433442916650527798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/3433442916650527798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2009/03/femme-fatale.html' title='Femme fatale'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SclGAr60YOI/AAAAAAAAAEQ/lwCX4LqH7RM/s72-c/Blog16.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-3626562904769097618</id><published>2009-03-22T21:36:00.007+01:00</published><updated>2009-03-22T21:54:20.549+01:00</updated><title type='text'>Dans quels sens?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/ScahaFv-STI/AAAAAAAAAEA/TN2QVHS309w/s1600-h/Blog15.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 269px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/ScahaFv-STI/AAAAAAAAAEA/TN2QVHS309w/s400/Blog15.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5316113879749511474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je ne dis plus rien. Devenue une fille de l’intérieur. Je ne dis rien, et des voix se chamaillent dans ma tête. Mon silence ne dérange pas l’auditoire, ce qui n’est pas surprenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:lucida grande;font-size:85%;"  &gt;        Les mains courent sur mon dos. Garder les yeux ouverts? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y en a quelques uns, tout de même, qui me font chanter. D’autres, qui me font chuchoter. Beaucoup me font rire. Si je me ballade moins sur les toits pour crier mes états d’âme, cela ne veut pas dire qu’ils ont disparu. Si je n'hurle plus à la moindre piqûre de vos insectes, ce n’est pas non plus que je dissimule ma peine. Je vais bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:lucida grande;font-size:85%;"  &gt;        Il me fixe et ça brille. Changer de point de vue?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais devenue trop bruyante. J’étalais des couches et des couches de sentiments sur votre bitume. Toutefois, je ne suis pas mystérieuse: si vous vous rapprochez, vous verrez instantanément la couleur de mon ciel. Mais sachez que celui qui s’y baignera a pris un peu de retard.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:lucida grande;font-size:85%;"  &gt;        Il attend ma prochaine lettre. Arrêter ma main?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne mens pas. Il vous suffirait de poser les questions qui effarouchent… Les mots tournent dans mon crâne, se cognant les uns contre les autres. Fourrée aux interrogations, enrobée de joie: un mélange un peu amer. N’essayez donc pas de croquer mon portrait.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:lucida grande;font-size:85%;"  &gt;        Il pose son bras contre le mien. Ne pas sourire?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas partie bien loin. Mon parfum flotte toujours dans votre atmosphère. Peut-être préférez-vous jouer les insensibles? C'est vrai, je ne me couvre plus de roses et de lys: marre de tous ces ornements. La grâce ne me va pas très bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:lucida grande;font-size:85%;"  &gt;        Il parle de toutes ses forces. Ne plus se sauver?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime beaucoup mes nouveaux paysages: on y fait du neuf avec du vieux. Malgré vos jugements, arrêtez de dire que je me suis emmurée. C’est trop facile de fabriquer des échappatoires avec quelques briques. Un mot, et je vous ouvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:lucida grande;font-size:85%;"  &gt;        Il m’emmène danser sur une place. Ne pas glisser?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dis: (ne soyez pas surpris par ce drôle d’accent) “j’ai trop attendu que l’on m’entende. Je pars faire un tour de ce côté. Si vous perdez ma trace, sachez que je m’en sors. Si vous croisez celui que je poursuis, dîtes-lui que j’ai pris de l’avance”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je ne dis plus rien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-3626562904769097618?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/3626562904769097618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=3626562904769097618' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/3626562904769097618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/3626562904769097618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2009/03/dans-quels-sens.html' title='Dans quels sens?'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/ScahaFv-STI/AAAAAAAAAEA/TN2QVHS309w/s72-c/Blog15.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-2710042524789511109</id><published>2009-03-17T19:45:00.007+01:00</published><updated>2009-03-17T20:06:43.644+01:00</updated><title type='text'>En ton nom.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/Sb_v9Kp7HzI/AAAAAAAAAD4/3TiQAGE02Sc/s1600-h/masque+00.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 164px; height: 298px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/Sb_v9Kp7HzI/AAAAAAAAAD4/3TiQAGE02Sc/s320/masque+00.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314229919431728946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;    Je t’avais prévenue… Ca va? Tu t’en sors? Moi, je pense à toi. Tu es où là? Tu manges? T’as un peu de fraise sur la joue… Moi, je ne fais rien, mais je pense à toi. Ca occupe mes crépuscules. On se fait des nuages pour rien, avec cette histoire de salive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Je sais bien que tu ne dors plus. Je sais aussi que ce ne sont pas les larmes qui te tiennent éveillée. On s’en fait des montagnes, de ces histoires de liquide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Je n’aime pas quand tu es avec ces gens. Tu me trouves égoïste? Quand tu étais seule, tu m’attendais sur le perron. Maintenant que tu voles de tes propres ailes, c’est à peine si tu t’attardes devant la fenêtre. Tu es bien plus égoïste que moi.&lt;br /&gt;Tu te moques. Je connais tes grands yeux pleins de rire. Tu te moques sans faire de bruit, petite sournoise. Tu es devenue bien silencieuse, maintenant que tu es heureuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Tu dois rire de toutes tes forces, avec eux. Je les plains, ils ne savent pas encore que ton rire s’arrête sans prévenir. C’est insoutenable quand tu t’arrêtes. J’en ai commis des méfaits, au nom de tes fossettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Tu me trouves romantique? Je regrette de ne pouvoir te dire toutes ces absurdités quand je t’ai sous la main. Si tu savais ce que j’ai dans le ventre, peut-être que…Petite fugueuse, regarde-moi: tu me réduis à des “peut-être”. C’est lamentable de rêver du passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Tu te souviens? J’avais jeté mes Lucky Strike sur la table, ajusté mon chapeau, fait mon petit numéro. Ton regard me fuyait. Vexé, je suis parti. Vexée, tu en as trouvé un autre. Quand on a enfin réussi à se croiser, tu as fait quelques tours sur moi-même… C’était interminable, petite danseuse. Assurément, tu adores jouer ce jeu. Je t’ai toujours trouvée trop fragile pour ces vilaines règles. Petite façade, au fond, tu es bien plus romantique que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   J’ai beaucoup réfléchi: j’aurais dû te dire la vérité tout de suite. J’aurais dû être ridiculement romantique. J’aurais dû pleurer devant ton étrange petit visage, avaler tes fossettes, égorger celui qui te tenait par la taille. J’aurais dû déchirer les apparences. Mais personne n’agit comme ça. Nous serions si frêles sans nos mensonges…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Petite menteuse. J’ai cru à tes crescendos. Cramponnée, tu as versé tes tristesses sur mon torse, tu m’as fait boire tes larmes de téquila. J’ai cru que tu avais besoin de moi pour tenir debout. Petit fardeau…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Tout à l’heure, tu es sortie avec l’air de celle qui n’ira jamais loin. Tu marchais sur la pointe des pieds. Petite cruelle, je ne t’avais jamais vue si légère. Tu as balayé la pièce, pour vérifier que je ne manquerai de rien, et tu as fermé la porte. Tu es partie en pianissimo. En pensant vraiment que je ne comprendrai pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Tu es sûre que ça va? J’entends les cils qui battent autour de toi. Tu danses? Moi, je pense à toi. Je t’avais prévenue. J’avais dit “tu disparaîtras, petite amoureuse. Tu disparaitras, et il ne faudra pas compter sur moi pour te retenir.” tu vois? Je ne t’ai pas poursuivie. Je joue à notre jeu minable. Tu vas me manquer à en hurler, et je ne suis même pas capable te le dire. S’il te plaît, petite chose, ne les laisse pas te décapiter. De mon côté, je ne casserai pas notre mur du son, je pleurerai en sourdine. Amuse-toi bien, petit amour.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-2710042524789511109?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/2710042524789511109/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=2710042524789511109' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/2710042524789511109'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/2710042524789511109'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2009/03/en-ton-nom.html' title='En ton nom.'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/Sb_v9Kp7HzI/AAAAAAAAAD4/3TiQAGE02Sc/s72-c/masque+00.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-288253917651469569</id><published>2009-03-16T00:09:00.005+01:00</published><updated>2009-03-16T00:30:23.380+01:00</updated><title type='text'>Ma petite lucarne.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/Sb2OWDKl0GI/AAAAAAAAADo/3cBdDaUL7a4/s1600-h/blog14.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/Sb2OWDKl0GI/AAAAAAAAADo/3cBdDaUL7a4/s400/blog14.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5313559644825047138" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(Pour bien voir la photo on clique dessus.) (Pour me faire plaisir on écoute la musique)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Moi, je suis pas super photogénique. Ce n’est donc pas avec mon visage déformé par un objectif sadique que je vais attirer les gens sur mon blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas non plus avec ma petite réalité et mes aléas du direct.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Normalement, je devrais parler de trucs universels, ou de l’actualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais, dis nous, Emily, pourquoi veux-tu attirer les gens sur cette page?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Parce que je viens de voir qu’un mec (?) avait cherché “femme qui se fait peloter” sur Google, et qu’il était tombé sur moi. Bonjour monsieur. Pour éviter ce genre d’intrusion dégueulasse dans mon intimité, il faudrait que je sois plus spécifique. J’attirerai alors un public spécifique, qui ne se retrouvera pas frustré devant mon manque de pornographie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème, c’est que je n’ai pas de grande passion à partager. Je ne fais pas de musique, je ne me gave pas de magazines sur la bourse ou sur la déco, je ne suis pas calée en mode ou en prose moderne, je ne maîtrise que Word sur mon Mac, et je n’ai pas de voyage à raconter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma gueule, donc?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudrait être super canon, ou super intelligente, ou super spéciale, ou une artiste. Il faut être spécifique pour attirer le spécifique. Sinon, on se tape les gros crades qui veulent nous voir nous faire peloter. Pour exister sur le web, il faut que Google puisse nous identifier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut pas se leurrer: on cherche tous à rentrer dans une catégorie, à correspondre à une pléiade de mots clés, et à trouver un entourage qui partagerait notre définition. Se définir… C’est très handicapant. C’est très inconscient, aussi. On poursuit nos idéaux et nos modèles sans y penser, mais on se fatigue beaucoup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas spécifique. Je suis relativement banale. Je ne force pas l’admiration par mes actes, mon comportement ou mes goûts. Le pire, c’est que je vis très bien comme ça. Evidemment, je ne suis pas exempte: j’ai couru après des groupes sociaux pendant une bonne partie de ma mini-existence. Mais aujourd’hui, ça va. Je suis bien dans mon personnage de cinquième plan. Etre la figurante qui boit un café à la 32ème minute du film, pendant que l’héroïne se fait larguer, ça me va très bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hic, c’est que la figurante ne tient pas de blog. Elle ne va pas raconter encore et encore à son écran que ce café était particulièrement goûtu. Le couac, c’est qu’une figurante doit rester silencieuse pendant que l’héroïne hurle de douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma gueule, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, je vous livre ma superbe révélation. On a beau être toute petite et toute moche sur une pellicule, ne rien avoir de bien exceptionnel, on a toujours une bonne raison de s'afficher.(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tadaaaa&lt;/span&gt;) Je ne suis pas spéciale, et je ne mérite pas les projecteurs, mais je suis très polyvalente. Je décore vachement bien toutes sortes de terrasses. Vous me posez n’importe où, et je comble le vide de vos espaces. D'ailleurs, libre à vous de me contacter, si besoin est. Je suis même prête à me faire peloter en arrière plan. (oui-oui monsieur).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est ce que je raconte aujourd'hui? Ah… J’ai passé une super semaine: plein de scènes différentes, avec des B.O. diverses et des répliques très bien écrites. Ok, je ne vaux rien sur Google. Pas la moindre carte de membre dans mon portefeuille. Ca ne me dérange plus. Peut-être que ça dérange les autres, ceux qui ne savent pas où me mettre (non, ce n’est pas à toi que je parle, monsieur, je sais très bien où tu veux me mettre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être aussi que tout le monde s’en fout. Pas grave, pas ma gueule: la banalité a droit à la postérité. Na. Allez, je remercie mes parents, mon chien, et ceux qui se reconnaitront...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-288253917651469569?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/288253917651469569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=288253917651469569' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/288253917651469569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/288253917651469569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2009/03/ma-petite-lucarne.html' title='Ma petite lucarne.'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/Sb2OWDKl0GI/AAAAAAAAADo/3cBdDaUL7a4/s72-c/blog14.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-144317260577847959</id><published>2009-03-11T21:49:00.008+01:00</published><updated>2009-03-11T22:45:52.806+01:00</updated><title type='text'>Ce qui déborde.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SbgkEhyRI2I/AAAAAAAAADY/akX2P1EI7CQ/s1600-h/Blog13.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 234px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SbgkEhyRI2I/AAAAAAAAADY/akX2P1EI7CQ/s320/Blog13.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312035420690785122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;(Nous informons notre aimable clientèle du caractère indispensable de la musique joyeuse pour ce texte. Vous la trouverez sur votre droite.Merci.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Bon d’accord, je suis conne…&lt;br /&gt;Très conne…&lt;br /&gt;Vraiment très conne…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici venu le temps des rires et des chants, sans Casimir, sans Bougli boulga, mais avec à la place une grosse Emily bourrée de Crumble à la vanille. Voici venu le temps du texte positif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un texte positif qui commence par “je suis conne”, ça vous laisse pantois, mais je ne suis pas responsable du fait qu’il s'introduise par ces mots.&lt;br /&gt;Pourquoi conne, donc? Allez, je vais me faire plaisir, je vais déballer des cartons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais oublié. C’est con d’oublier. J’avais oublié l’herbe et le papier, les toîts, les textos en majuscules, les parkings, Siméon, la cabane du clochard, les mots en “on”, les mimes,  les déjantées, Evil dead, les cafés, la laisse du chien, les bétises à la vodka, les chorégraphies, les extincteurs, la chambre de Mr O., la fontaine, l’autre fontaine, l’architecte, le marseillais, toutes les piscines, la batterie de Mr V., la canne, le trempoline, l’émission sur le téléphone, le Wellington, la deuxième table en partant du fond, la petite enveloppe, la robe de mariée, tous les lits, le gel de Mr M., les jeux vidéos, Mamour, l’hélium, le cinéma Christine, la cave, le tube de l’été, les larmes de Melle S., le petit cahier jaune…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà, ça sonne comme des niaiseries, mais je n’y peux rien. J’ai toutes ces choses qui envahissent mon appartement et qui bouffent l’espace. Il faut se faire guimauve pour s’adapter. J’avais oublié que j’avais autant de possessions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, j’en ai trouvé quelques unes dans la rue et dans un lit. J’ai été surprise. C’est paradoxal d’être surprise par de vieux objets. Quand je suis allée me coucher, d’autres ont réapparu sous ma couette. Aujourd’hui, tout s’est accumulé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, une jeune fille m’a tendu sans prévenir trois sacs plastiques. Ils débordaient de trucs et de machins à moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, une amie m’a rendu ce qu’elle m’avait emprunté il y a des années. Deux grosses valises rouges pleines à exploser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois chez moi, j’étais déjà beaucoup trop chargée. J’ai monté les escaliers…Un grand jeune homme bronzé attendait devant ma porte avec un colis énorme dans les bras. J’ai signé le reçu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est obscur, je sais. Cette histoire ferait un film soporifique, elle a donné une journée passionnante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si vous ne comprenez pas, avouez qu’il faut être conne pour laisser tant de bric-à-brac à droite-à-gauche, et encore plus conne pour les y oublier. Il m’en manque encore, mais je dois trouver une place pour ce que j’ai déjà. C’est le bordel, chez moi. Un joyeux bordel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était donc ça, mon texte positif. Un texte incohérent, qui part dans tous les sens, et qui ne vaut rien d’un point de vue littéraire. Un texte sans grande leçon. Il y a une morale à cette histoire mais, excusez-moi, je ne partage pas. Si vous ne la connaissez pas déjà, ça viendra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, je vous écris de mon appartement. Ici, tout a changé. Non, je ne suis pas sur un nuage. Je n’ai jamais été assise sur une masse aussi solide. Et promis, demain, j'écris un truc grave.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-144317260577847959?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/144317260577847959/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=144317260577847959' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/144317260577847959'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/144317260577847959'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2009/03/ce-qui-deborde.html' title='Ce qui déborde.'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SbgkEhyRI2I/AAAAAAAAADY/akX2P1EI7CQ/s72-c/Blog13.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-6706702406487065924</id><published>2009-03-09T20:51:00.006+01:00</published><updated>2009-03-09T21:40:54.609+01:00</updated><title type='text'>Bouche à oreille.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SbVzk6PuaNI/AAAAAAAAADQ/DdJQcnt349w/s1600-h/blog12.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 182px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SbVzk6PuaNI/AAAAAAAAADQ/DdJQcnt349w/s320/blog12.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5311278413501065426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"-Je ne sais plus si je vous ai déjà parlé de la petite fille qui vivait dans mon oreille…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ... Non, je ne crois pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Quand j’étais petite, comme tout le monde, je me suis créée une amie imaginaire. La mienne n’était pas présente à côté de moi, elle vivait à l’intérieur de mon oreille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Mouai, c'est plutôt original. Mais pourquoi est-ce que tu me parles de ça maintenant?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-En fait, elle ne me parlait que la nuit. Le soir, dès que je posais la tête sur mon oreiller , elle se mettait à bavarder de tout et de rien: de sa journée, de sa vie, et surtout de ses parents et de leurs barbecues quotidiens. Ils ne mangeaient que de la viande cuite au barbecue... J’avais une peur terrible que mon oreille prenne feu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Toute la famille habitait là-dedans?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Oui, mais la petite fille était leur porte parole. Elle venait s’asseoir à l’entrée d’une sorte de tunnel dans mon oreille. Sa maison et sa famille étaient placés beaucoup plus loin, dans ma tête. Bon, il faut visualiser…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je visualise très bien, ne t’inquiète pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je continue: tout ce petit monde hurlait. Ils s’engueulaient autour du barbecue, autour des tables, dans les chambres, dans les toilettes... La petite fille me racontait tous ces drames familiaux. Je ne m’en souviens plus vraiment, mais j’étais toujours très triste pour elle. Vous ne voyez vraiment pas où je veux en venir avec cette anecdote?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Pas vraiment… Tu étais la psy de l’amie imaginaire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Non, parce qu’elle ne me laissait jamais le temps de répondre ou de conseiller quoi que ce soit. Une fois son sac vidé, elle allait bouffer des saucisses grillées. Au fond, c’était une petite conne. Parfois, elle passait son temps à me critiquer, sans raison, sans logique. Je ne pouvais pas répondre et je ne pouvais pas la faire taire. Je pense que cette fille a causé mes premières frustrations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Et t’a offert tes premières confidences sur l’oreiller…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Vous voulez vraiment faire ce genre d'humour bidon quand je vous raconte ma vie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Bon, où tu voulais en venir?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Un soir,elle n’est pas venue. Je l’entendais parler avec ses parents, de loin, mais c’est tout. Elle ne m’a plus jamais adressé la parole. Finalement, quelque chose a dû boucher le tunnel, des mauvaises herbes sans doute, parce qu'il m'est devenu impossible d'entendre quoi que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Même tes amitiés imaginaires se finissent en queue de poisson…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Voilà, c’est là que je voulais en venir. Déjà toute petite, j’étais incapable de créer quelque chose de positif. C'est très inquiétant. Surtout que la famille n’a pas déménagé: ils sont toujours là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Dans ton oreille?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Dans ma tête… Ils y vivent depuis des années. Malgré mon hospitalité, pas un signe de vie, pas une nouvelle. C’est incroyable, vous ne trouvez pas?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Tu n’es pas un peu âgée pour croire que des gens vivent dans ta tête?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ou un peu folle, c’est une question de point de vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Tu sais bien que je ne crois pas à ta folie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Alors vous êtes obligé de croire qu’une famille vit dans ma tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Soit, et qu’est ce que ça t’apporte?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Une raison d'aller me coucher, ajoutée à une certaine excitation lorsque je cherche leurs voix. Surtout, ça m'apporte la certitude que je ne serai jamais seule. Je sais bien que, le jour où j’entendrai à nouveau quelqu’un dans mon oreille, on m'internera. Mais pourquoi pas? Certains entendent Dieu et personne ne les enferme. Si ça se trouve, c’est Dieu qui habitait dans mon oreille…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Dieu est un homme, tu sais? Pas une petite fille énervée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-C’est encore une question de point de vue. Vous êtes censé entendre Dieu vous, non? Il a une voix d’homme?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je ne l’entends pas, je le prie.&lt;br /&gt;-De toute façon la voix du seigneur est impénétrable.&lt;br /&gt;-N’essaie pas de faire de l’humour non plus, surtout pas après m’avoir infligé cette histoire.&lt;br /&gt;-Vous pensez que je devrais commencer à prier mon oreille?&lt;br /&gt;-Non."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-6706702406487065924?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/6706702406487065924/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=6706702406487065924' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/6706702406487065924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/6706702406487065924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2009/03/bouche-oreille.html' title='Bouche à oreille.'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SbVzk6PuaNI/AAAAAAAAADQ/DdJQcnt349w/s72-c/blog12.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-5611346930367535541</id><published>2009-03-08T16:14:00.004+01:00</published><updated>2009-03-08T16:49:17.924+01:00</updated><title type='text'>Mise en boîte.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SbPopP_-bYI/AAAAAAAAADI/27el7rvY0Ks/s1600-h/blog11.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 233px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SbPopP_-bYI/AAAAAAAAADI/27el7rvY0Ks/s400/blog11.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310844180967091586" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vie se saccage très facilement…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’apprends rien à personne en gravant cette phrase sur le carton qui m'entoure. Je suis juste sous le choc de cette découverte ridicule. Aujourd’hui, je pourrais me plaindre de la vie et de la façon dont elle s’acharne parfois. Je préfère me plaindre de moi, car je suis celle qui a ouvert toutes les portes. Je suis allée de moi-même, par mes choix, dans cette petite boîte noire qui m’emprisonne aujourd’hui. C'est moi qui ai choisi les virages, les raccourcis, les demi-tours. C'est moi qui ai fermé le couvercle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai saccagé ma vie très facilement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Autrefois, j’étais beaucoup plus grande. Je marchais avec l’infini devant, derrière, au dessus de moi. En un peu plus de 500 jours, je suis devenue si petite que mon existence se réduit à une boîte noire, scellée. S’il faut avouer ma stupidité, pour m’être enfermée la-dedans, je la confesse sans difficulté. J’étais devenue idiote. Pire, j’étais confiante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Je vous parle donc en direct de ma boîte noire. Des acharnés continuent de la transpercer de couteaux et, pour être franche, je ne suis pas très confortablement installée. Je crois que je suis en train de mourir. Une des lames, plantée depuis longtemps entre mes deux seins, remue de plus en plus et élargit une plaie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Voilà , je ne sortirai sans doute jamais d’ici. Cela me demanderait des efforts impossibles à fournir. Je n’ai plus de tours de magie sous la main, et plus de complice à l’extérieur pour trouver la clef.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Je vais mourir ici, je mourrai de cette douleur atroce qui me brûle. Cet ignoble trou dans ma poitrine qui n’en finit pas de me torturer. J’ai commis le meurtre parfait. Sournoisement, j’ai fait les pas qui m’ont mené vers cette mort. Ironie morbide: personne n’accusera mes meurtriers, personne ne se demandera si je voulais en arriver là. On pensera que je suis responsable de ce sort.  Je vous le dis, on saccage sa vie très facilement, très stupidement, et sans s'en rendre compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    C’est une question de confiance. Lorsque, jolie et libre, on vous fait entrer dans cette boîte, vous pensez que vous en ressortirez bientôt. Vous pensez que l'illusionniste vous réduit pour mieux vous grandir. Vous vous voyez déjà en haut de l’affiche, applaudie et admirée pour votre courage et votre capacité de survie. Vous vous offrez, au nom de la gloire et du bonheur du magicien. Vous voulez être l'ombre sans qui le tour n'aurait pas lieu, l'assistante silencieuse. Vous pensez sortir bientôt d’ici, vous espérez retrouver votre taille normale, et attraper quelques fleurs au vol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Mais voilà le moment du final, et on vous oublie dans la boîte. L’illusionniste récolte les honneurs et la joie du spectacle. Très vite, il monte d’autres numéros. Vous êtes rangée sur une étagère, transpercée de couteaux que vous ne voyez pas venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Je vais mourir ici. J’ai commis le péché de naïveté, le péché de confiance, le péché d’espoir. Ce sont de vrais péchés, de ceux qui vous mènent directement dans un enfer individuel.&lt;br /&gt;Si un jour un curieux trouve ces mots,  je veux que l’on fasse de moi un symbole de connerie, une sainte de l'autodestruction. Mais je sais, et je sens, que l'on m'oubliera ici. Plus personne ne sait que je suis là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Voilà pourquoi j'écris cette note. Avant de cesser d'exister, je voulais me confesser. Je voulais graver des mots qui resteront avec moi, pour toujours, dans la boîte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Une vie se saccage trop facilement..."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-5611346930367535541?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/5611346930367535541/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=5611346930367535541' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/5611346930367535541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/5611346930367535541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2009/03/une-vie-se-saccage-tres-facilement-je.html' title='Mise en boîte.'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SbPopP_-bYI/AAAAAAAAADI/27el7rvY0Ks/s72-c/blog11.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-2101191722141022132</id><published>2008-10-30T11:13:00.005+01:00</published><updated>2008-10-30T11:21:01.765+01:00</updated><title type='text'>A bout de souffle.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SQmJMFjJzvI/AAAAAAAAACo/yXevjgsT-js/s1600-h/blog5.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SQmJMFjJzvI/AAAAAAAAACo/yXevjgsT-js/s320/blog5.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5262888480300191474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La mort m’empêche de dormir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces derniers temps, j’ai du mal à respirer en permanence et le coeur qui bat trop vite. C’est bête, à 20 ans, mais j’ai une peur panique de mourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est bête d’être paranoïaque/hypocondriaque à ce point, aussi. Mais je suis tellement fatiguée… Et depuis que le diabète m’est tombé dessus sans prévenir, je m’attends au pire en permanence. C’est stupide, je sais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résultat: j’ai peur de m’endormir pour ne pas me réveiller ensuite. Je passe des heures à me tourner et à me retourner dans mon lit. J’hurle à la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai toujours eu peur de la mort. Je manque cruellement de religion. Je suis persuadée qu’à la fin, je tomberai dans un noir profond. Pas de petites lumières pour m’accueuillir, pas de nouvelle vie, pas de suite mystérieuse. La fin, le néant, la disparition totale de mes sensations et de mon esprit. C’est une angoisse sans doute vieille comme le monde, et les hommes de cro-magnon devaient sans doute se livrer à de longues réflexions métaphysiques sur le sujet, mais j’aimerais ne plus avoir peur de l’inévitable. C’est absurde de craindre ce que l’on affrontera de toute façon. Mais moins je respire normalement, plus peur est omniprésente. Plus j’y pense et plus je crie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce serait tellement absurde de mourir maintenant, à cause du diabète ou de mon coeur étrangement déséquilibré. J’en suis au moment de ma vie où il faut que je commence à former ce que je veux “être plus tard”. J’en suis au moment où il faut se battre pour des rèves plus ou moins réalisables. J’en suis au moment où les rencontres restent à faire, où les expériences sont toutes devant moi. Je voudrais être insouciante, légère: je voudrais avoir 20 ans. Je voudrais arréter de penser à une fin stupide qui est si loin, si loin, tellement loin de moi. Je voudrais dormir d’un sommeil profond sans craindre l’absence de lendemain. Je suis résolument absurde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré mes déprimes et mes complaintes (voir-ci dessous, derrière, partout sur ce blog…) il y a des centaines de choses que j’adore, que je fais en sautillant ridiculement dans mon petit monde. Je fais des tas de nouvelles rencontres récemment, que ce soit de nouvelles têtes ou d’anciennes que je redécouvre. Je me nourris de ces moments où le voile se lève petit à petit. Je l’ai dit, je ne pourrais pas vivre complètement seule. Alors ces rencontres me suffisent pour aimer la vie. Mes espoirs fous aussi, me font vivre. Le café que je bois le matin, aussi, me fait vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais bien que tout cela, que toute cette vie, n’a pas de but. Je sais aussi que je change d’ambition et d’état d’esprit toutes les 20 minutes (manque de maturité, encore…). Malgré tout, je veux essayer: je veux pouvoir me casser la gueule encore, avec toutes les écorchures que cela implique. Je suis une dépressive qui ne veux pas mourir, na! Pas maintenant, pas cette nuit, pas dans 10 ans. Je veux voir ce que je me réserve parce que franchement, là, je n’en ai pas la moindre idée. Et c’est fascinant de ne pas savoir si oui ou non je finirai caissière dans une station service, enceinte à 22 ans de triplés, célibataire, désespérée…ou si le futur s’annonce moins catastrophique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai besoin de dormir. J’ai besoin de mettre la peur de côté. J’ai besoin de vivre un peu sans imaginer la fin. J’ai besoin de vivre au jour le jour, non pas pour ne pas faire de projets, mais pour arrêter de me poser les questions auxquelles il est impossible de répondre. J’ai besoin de m’attendre au mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment on fait ça?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-2101191722141022132?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/2101191722141022132/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=2101191722141022132' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/2101191722141022132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/2101191722141022132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2008/10/bout-de-souffle.html' title='A bout de souffle.'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SQmJMFjJzvI/AAAAAAAAACo/yXevjgsT-js/s72-c/blog5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-8791898300452508626</id><published>2008-10-28T11:25:00.004+01:00</published><updated>2008-10-29T00:13:01.948+01:00</updated><title type='text'>XX</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SQbolffem0I/AAAAAAAAACY/Nj9m7fsEutw/s1600-h/blog10.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 270px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SQbolffem0I/AAAAAAAAACY/Nj9m7fsEutw/s320/blog10.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5262148945435335490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Samedi…(oui, je sais, parler de quelque chose qui s’est passé il y a 4 jours, ça n’a pas tellement de sens, mais je n’arrive pas toujours à arranger ces petits rendez-vous avec mon écran).Bref, ce samedi était le premier du mois. Ce qui, directement, nous amène au porno de Canal +. Eh bien, pour tous ceux qui peuvent s’accorder le luxe du décodeur, il fallait regarder ce porno.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi, Canal+ diffusait “X femmes”: 6 courts métrages réalisés par des femmes plus ou moins célèbres et plus ou moins artistes (Oui à Mélanie Laurent, Non à Arielle Dombasle). 6 courts métrages pornographiques ET féminins, de quoi prouver que ces deux notions ne sont pas opposées. De quoi fournir la preuve en images que le porno ne doit pas forcément être gras et moche, et que les femmes ne doivent pas forcément s’y faire troncher ou s’y prendre des trucs dans la gueule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les femmes et le sexe… Hier encore, et je cite une mémorable rencontre de comptoir, un petit chauve me disait que son ex “voulait un prince charmant MAIS ne voulait pas les lui sucer, tu te rends compte?!” Voilà, très finement décrit, le cliché du paradoxe féminin. La femme est aux yeux de tous, ou fleur bleue, ou chaudasse. Merci donc à Canal+ et à ses 6 femmes de donner aux yeux de tous une preuve du contraire. La femme n’est pas toujours en quête de nuit rose, de musique douce et de sexe tendre. La femme a des fantasmes à assouvir qui ne sont pas tous issus de Cendrillon. L’ex du petit chauve aurait pu avoir envie de les lui sucer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un peu compliqué. L’inconscient général est nourri de clichés et de barrières. Au final, on se retrouve sur un lit, folle de pulsions contenues. Si l’on en fait trop, on est réduite au statut de salope et on reste dans les mémoires en tant que “la chienne hystérique d’hier soir”. Si l’on n'en fait pas assez, l’homme nous croit frigide et nous ne restons dans sa mémoire que comme un corps ou un record. Il faut faire attention à ne pas intimider ou vexer le mâle, à être juste-expressive-comme-il-faut, etc…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, c’est beaucoup plus simple. Le crade n’existe plus en matière de sexe. Et si l’on se retrouve sur ce lit (cette chaise, cette cuvette, cette voiture, cette photocopieuse…), advienne que pourra, ce n’est pas pour se poser mille et une questions ou pour calculer ses moindres gestes. En fait, on ne cherche pas le romantique ou le pornographique, on cherche le sensuel et le libre. Je ne fais pas référence à toutes ces féministes ou à la libération sexuelle, juste à l’acte en lui-même et aux incompréhensions partagées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant de femmes en sont réduites à une sensualité solitaire, suite aux frustrations accumulées. A trop se retenir on se retrouve à exploser seul. A trop regretter la nuit passée, on se retrouve à ne plus avoir envie de rien. Ou peut-être commence-ton à rêver d'aventures homosexuelles. Si le sexe n’était plus un combat (contre ses envies, contre les clichés, contre l’autre) on pourrait voir encore à quel point il peut être beau comme un porno féminin: spontané, déshinibé… Attention, je ne dis pas non plus que tout se passe toujours mal avec les mâles. Il arrive souvent que l’image soit brûlante et brillante, bandante des deux côtés. Ceci n’est bien heureusement pas un texte de fille frustrée. Il est juste dommage de bâcler les pornos, de bâcler les aventures, et que l’un ou l’autre soit satisfait malgré l’un ou l’autre. Il est juste dommage de compliquer ce qui pourrait être simple. Il est juste dommage d’enfermer l’un ou l’autre dans un mauvais film, dans une image.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce, reste à attendre le prochain premier samedi du mois, en priant pour qu’Arielle Dombasle n’y soit pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-8791898300452508626?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/8791898300452508626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=8791898300452508626' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/8791898300452508626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/8791898300452508626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2008/10/samedioui-je-sais-parler-de-quelque.html' title='XX'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SQbolffem0I/AAAAAAAAACY/Nj9m7fsEutw/s72-c/blog10.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-2340912806606704080</id><published>2008-10-24T17:47:00.004+02:00</published><updated>2008-10-24T17:59:29.224+02:00</updated><title type='text'>Naturel</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SQHwjqEAqKI/AAAAAAAAACQ/FgsJH_ogp-0/s1600-h/Blog9.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 174px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SQHwjqEAqKI/AAAAAAAAACQ/FgsJH_ogp-0/s320/Blog9.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260750335122647202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C’est l’histoire d’un homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous l’appelleriez un homme normal, mais vous auriez tout faux. Vous auriez tout faux parce que vous ne sauriez rien de lui. Cet homme est sans doute plus fort que ne le sont beaucoup d’autres membres de l’espèce masculine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet homme porte deux femmes à bout de bras depuis ses 24 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, il a passé une porte en pensant ne faire qu’un petit tour dans une vie, en pensant ne trouver là que de quoi satisfaire ses appétits de jeune homme, sans doute, mais il n’est jamais parti. Il a trouvé un tandem en lambeaux, une femme et sa fille. Deux personnes blessées, cassées en mille morceaux, qu’il a ramassé. Il a fait ça sans en avoir l’air, très naturellement, sans prendre des airs de héros ou de torturé. Il n’a jamais refermé la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, il a fait des erreurs, elles aussi. Pour qu’un tandem devienne un trio, il faut compliquer les choses, chambouler les mathématiques de la vie pour imposer un nouveau résultat et faire en sorte qu’il soit bon. Ils ont souffert, se sont emmêlés, se sont blessés mutuellement… Puis ils ont trouvé un équilibre parfait, sans en avoir l’air, très naturellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est devenu le grand amour de la femme déchirée, et le père de la petite abandonnée. Si jeune, il s’est engagé dans une vie qui aurait fait peur à d’autres mâles bien plus responsables. Si jeune, il a accepté le vécu difficile des autres pour le faire sien. Si jeune, il a remplacé le lâche qui avait conçu la petite. Si jeune, il a été forcé de devenir vieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous le voyez déjà devenir fatigué et aigri, sans doute… Vous vous tromperiez encore. Malgré les coups de sang, il n’a jamais reproché à personne ce drôle de destin. Il n’a jamais tenté de fuir ou n’a jamais regardé sa vie avec l’air triste de ceux qui regrettent le temps de tous les possibles. Il a accepté de porter ce fardeau sans en avoir l’air, très naturellement. A 24 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, il en a 35. 11 ans d’une vie sont passés en flèche devant ses yeux et ceux de ses deux alliées. Aujourd’hui encore, il est capable de les faire rire, de les consoler et de les aider. Il n’est pas parfait mais est toujours là. Il n’est pas infatigable mais n’abandonne pas. Il n’est pas infaillible mais ne leur fait pas de mal. Il efface tous ceux qui, avant lui, avait détruit la mère et effrayé la fille. Il efface le passé douloureux pour donner un présent tranquille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, il est un peu radin, un peu de droite, un peu obsédé, un peu inaccessible parfois, un peu menteur souvent, un peu paresseux, un peu borné. Tous ces défauts prouvent juste que ce n’est pas qu’un sauveur mais une personne à part entière. Une personne qui elle aussi a besoin d’être sauvée, à ces heures perdues. Soudain on s’aperçoit que, 11 ans plus tard, le trio fonctionne, sans en avoir l’air, très naturellement. On s’aperçoit que si la nature, justement, ne donne pas le bon père, la vie le fait parfois à sa place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous l’auriez cru normal, vous l’auriez jugé sur des détails. Vous n’auriez vu que trop tard sa force, son courage et sa gentillesse. S’il avait été normal, il aurait fait comme tous ces hommes modernes qui abandonnent leurs progénitures, leurs femmes, leurs amis. Il aurait fait comme tous ces hommes modernes violents, ces hommes modernes qui se plaignent de tout et de rien, ces hommes modernes qui se pensent forts, courageux et virils parce qu’ils écrasent les autres. Non, cet homme est loin d’être normal. Cet homme est un héros moderne par nature.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-2340912806606704080?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/2340912806606704080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=2340912806606704080' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/2340912806606704080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/2340912806606704080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2008/10/naturel.html' title='Naturel'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SQHwjqEAqKI/AAAAAAAAACQ/FgsJH_ogp-0/s72-c/Blog9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-7751553582707764555</id><published>2008-10-21T21:41:00.011+02:00</published><updated>2008-10-21T22:02:27.659+02:00</updated><title type='text'>Sourire aux coins.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SP4whBftRMI/AAAAAAAAACA/p_VgyUWCB-4/s1600-h/Blog8.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 304px; height: 228px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SP4whBftRMI/AAAAAAAAACA/p_VgyUWCB-4/s320/Blog8.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259694758710559938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;C’est ça, mettez-moi là et allez vous-en.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je finis toujours par ici de toute façon. Je suis toujours entre deux murs, à l’intersection des deux murs: dans un coin. Je suis de ceux que l’on pose dans un coin puis que l’on oublie là. Ensuite, la foule grossit, grossit tellement qu’elle m’écrase et m’étouffe. Je connais ce genre de soirée. Je suis ce genre de personne. Oh, je sais que vous ne le faites pas exprès, je suis relativement peu visible selon vos critères. A force de me coller aux coins, j’ai fini par m’y attacher et, une chose en entrainant une autre… Vous voyez, quoi. Ah non, c’est vrai, vous voyez pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Eh bien, nous sommes nombreux à peupler vos pièces. Dans toutes les chambres, les bars, les caves, les vies, il y a des gens dans les coins. C’est pas tellement un choix de vie, c’est plus une fatalité. Je pense que la société fonctionne en couches concentriques: au centre, les beaux-parleurs, puis leurs fans, en cercle autour d’eux, puis les fans des fans, les indifférents, les autres…Au bout du compte, certaines personnes se retrouvent dans les coins. Nous ne sommes pas assez stupides pour n’être que des fans, mais nous ne sommes pas assez extravertis pour être des beaux-parleurs. Nous sommes des bons penseurs, mais évidemment, ça, ça ne brille pas en société. Bref, nous sommes recalés dans les coins des pièces et nous nous y faisons notre petite idée du monde. Des grandes idées, parfois, mais qui ne sortent jamais de là. Que voulez-vous: la fatalité! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Contrairement à ce que vous semblez penser, nous ne sommes pas insignifiants. Nous avons un poids très importants dans le monde. Le fait que nous ne nous amusions pas à gesticuler pour être remarqués ne nous empêche pas d’exister, et de vous aider. Nous sommes des petites mains, mais nous tendons ces petites mains aux autres pour les relever. Discrets ne veut pas dire imbéciles. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Prenez cette ingrate Emily Crumble, cette bavarde bécasse. Elle a toujours été très douée pour faire du bruit, pour taper du pied par terre à tort et à travers. Elle a toujours été fascinée par les membres d’une certaine espèce: les bouffons bruyants. Il a fallu qu’à force de coups de pieds ballourds le sol s’écroule enfin sous elle pour qu’elle nous remarque. Nous sommes plusieurs à nous partager ses pièces, à la regarder et à la protéger. Elle, elle ne nous regardait pas vraiment jusqu’à ce qu’elle s’accroche à nous pour ne pas tomber. Discrets ne veut pas dire inutiles non plus. Aujourd’hui, la surprise de sa propre bétise la pousse à nous dévorer des yeux, mais nous ne lui reprochons même pas ses ignorances passées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Nous savons ce que c’est, en fait. Ce n’est pas tellement de votre faute. Vous êtes omnubilés par vos propres petits succès et par ceux des autres. Il faut faire du bruit pour se faire entendre, il faut faire le malin pour se faire remarquer. Bah… Très peu pour moi. Il m’arrive, il nous arrive, de faire semblant de temps en temps. Nous allons faire un petit tour dans la pièce, pour voir, et nous montrons un faux visage à nos congénères. Mais ce n’est pas pour nous, nous avons trop de choses en tête.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Nous avons tous un fardeau: un manque de confiance en soi, une famille à porter, des maladies, des réflexions trop poussées, des inquiétudes, des lourdes tristesses, des déceptions. Nous ne nous retrouvons pas dans les coins par hasard: c’est que nous ne jouons pas votre jeu jusqu’au bout, ne nous en veuillez pas. Et puis à force de ne pas nous trouver assez drôles, assez gentils ou assez normaux, on nous oublie là-bas.  Bah, c’est comme ça. On ne peut pas toujours essayer d’être au centre, même si ce serait agréable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Pourtant, vous passez à côté de quelque chose. Nous, les timides, les blessés, les déprimés, les mélancoliques, les effrayés, les anormaux… Nous aurions des milliers de choses à vous dire et à vous montrer. Nous pourrions aussi embellir votre vie, la décorer de façon plus flagrante. Bah…Que voulez-vous! De nos coins, nous faisons déjà de notre mieux. Un jour, peut-être, vous vous en rendrez compte, comme cette futile Emily Crumble. Un jour, peut-être, vous nous sortirez de nos petits coins douillets pour nous remercier d’être là. Alors, les projecteurs se poseront sur nous, les amis en coulisses, et vous verrez mieux notre grandeur. Nous ne brillons pas en gesticulant, nous n’avons même pas besoin de ça. Discrets peut vouloir dire que nous sommes immensément indispensables…&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-7751553582707764555?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/7751553582707764555/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=7751553582707764555' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/7751553582707764555'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/7751553582707764555'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2008/10/sourire-aux-coins.html' title='Sourire aux coins.'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SP4whBftRMI/AAAAAAAAACA/p_VgyUWCB-4/s72-c/Blog8.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-681298304713072465</id><published>2008-10-20T17:35:00.004+02:00</published><updated>2008-10-20T17:46:20.279+02:00</updated><title type='text'>Face à face</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPylQzmplzI/AAAAAAAAAB4/nigCk2241lA/s1600-h/blog7.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPylQzmplzI/AAAAAAAAAB4/nigCk2241lA/s320/blog7.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259260173010704178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Deux cowboys se font face et se fixent… La scène est un classique ou un cliché, selon les avis. Ils se fixent et ne se quittent pas des yeux: chacun sait ce que l’autre s’apprête à faire, et chacun connait les idéaux de l’autre. Un combat entre le bien et le mal, point. Le mal sait qu’il est détestable et le bien avoue modestement être bourré de qualités. C’est aussi simple que ça…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Depuis environ la troisième année de maternelle, on sait tous que le monde n’est pas manichéen. Malgré tout, peut-on nous en vouloir de croire que certains principes de bases, certaines morales, sont communes à tous? Il me semblait normal de penser que certaines valeurs étaient évidentes pour tous, que certains actes étaient pensés et ressentis par tous comme des fautes, voire des grosses saloperies (Petite naïve impolie que je suis…)Finalement, ce n’est pas si logique et ce n’est pas simple. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Figée dans une allée, face à mes adversaires, je ne sais s’ils sont réellement maléfiques, mais je ne les comprends pas. Je n’ai pas la même vue qu’eux. Les coups dans la gueule ou sous la ceinture que je reçois, ou que d’autres autour de moi reçoivent, sont autant de surprises. Du moins, je me console en me disant que, de toute évidence, les bad guys se sentiront coupables, après leurs méfaits. Du moins, je console mon entourage en affirmant que ce genre de coup bas résonnera partout comme ce qu’il est. Je (me) mens très bien, car ce n’est pas le cas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Dans ce monde trop peu manichéen, chacun, même le plus pourri des enfoirés, pense être dans son bon droit. C’est une question de regard. En se faisant face, les opposants ne peuvent pas avoir le même point de vue. Oui, il faudrait que j’arrête les métaphores. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;La réalité, si l’on met de côté le noir, le blanc et les métaphores, c’est que “l’autre” est révoltant. “L’autre” croit toujours avoir raison parce que “l’autre” ne se remet pas forcément en question et que “l’autre” peut être terriblement cruel d’aveuglement et d’opportunisme. Sauf que l’on est toujours “l’autre” d’un autre. C’est assez clair…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il faudrait avoir un public. Devant un western, on repère facilement le bad guy grâce à notre confortable petite place de spectateur. Dans la vie, il faudrait toujours avoir un public: un troisième regard qui déciderait, en cas de conflit, de qui est ou n’est pas le héros. De qui sera ou ne sera pas la victime. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Evidemment, nous sommes censés être notre propre public. Nous avons une conscience, fournie avec un jugement. Nous devrions pouvoir déceler nos propres erreurs ou celles des autres. Nous somme sensés. Nous sommes censés voir le film dans son ensemble: les tenants et les aboutissants d’une situation. Avec ce recul, notre précieuse conscience devrait nous fournir un verdict juste, basé sur les faits et sur des notions objectives.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;“objectives”… Hélas, nous avons beau être doués d’intelligence et dotés de conscience, l’objectivité n’existe pas. Nous avons tous notre propre vision du noir et blanc, et c'est ce qui conduit à sortir les flingues. Que ce soit pour les tourner vers nous-même ou vers “l’autre”…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;J’adore les métaphores.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je vois tout en noir en ce moment, mais je vois surtout le noir qui déborde des autres. Me voilà révoltée par toutes ces choses qu’ils devraient voir, eux aussi, mais sur lesquelles ils ferment les yeux. J’ai peut-être tort, cela reste heureusement envisageable, mais quand le noir déborde, il fait vraiment tâche. Alors je me demande comment certains peuvent manquer de jugement à ce point… Comment, moi, j’ai pu manquer de jugement à ce point.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Aujourd’hui, mon public, car j’ai la chance d’en avoir un, me dit de prendre du recul, de sortir du western et d’oublier le combat entre le bien et le mal. C’est un affrontement fatal parce que, dans la vraie vie, on ne trouve pas de solution en restant debout face à celui qui veut nous tuer. On résout ce genre de dilemmes en se résignant. En acceptant de faire face au pire, parfois. En acceptant que “l’autre” ne voit pas le meilleur en nous. En acceptant de déposer les armes.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-681298304713072465?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/681298304713072465/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=681298304713072465' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/681298304713072465'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/681298304713072465'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2008/10/face-face.html' title='Face à face'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPylQzmplzI/AAAAAAAAAB4/nigCk2241lA/s72-c/blog7.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-491646615645518690</id><published>2008-10-18T19:42:00.002+02:00</published><updated>2008-10-18T19:45:52.531+02:00</updated><title type='text'>Terrible attirance.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPogShuqqqI/AAAAAAAAABw/VMnP8e2BRVY/s1600-h/blog6.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPogShuqqqI/AAAAAAAAABw/VMnP8e2BRVY/s320/blog6.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258551017572313762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;L’un contre l’autre…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;L’un contre l’autre, on y pense. Les gestes dépassent la pensée, et sont plus forts qu’elle. C’est une force qui frôle et qui fait écho autour de nous… L’un contre l’autre, on y pense et on réfléchit. On ne sait plus vraiment ce qui nous a conduit ici, mais on y est. On est au milieu de rien, en face de tout. Des égarés qui ne cherchent pas le chemin du retour. Le premier pas a été fait, puis le second, puis ceux d’après, et les fils d’Arianne se sont détendus… Perdus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;L’un dans l’autre…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;L’un dans l’autre, on s’y retrouve. On cède et on oublie désormais de penser.  On se dit que la route apparaîtra bien toute seule, qu’il y a forcément un souterrain mystérieux, un tunnel, pour revenir d’où l’on vient. Mais en réalité, il n’y a qu’une fosse commune et l’on s’y jette avec plaisir. Un gouffre difficile à quitter…On fait des phrases pour la forme en touchant le fond. Le point de non-retour n’est plus très loin…Après tout, nous ne sommes que des humains. Les erreurs de parcours sont humaines, répète-t-on. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;L’un sans l’autre…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;L’un sans l’autre, s’enfuir avant la chute. La volonté a repris le dessus:on fuit pour ne pas être lâche. Après tout, nous ne sommes que des humains. Les moments de sauvagerie ne font qu’endormir nos complexités. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;L’attirance…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: georgia;"&gt;L’attirance est un combat acharné. On se bat contre soi-même, pour éviter des réveils pleins de regrets. On suit les règles sans les aimer, ou on les brise sans s’aimer soi-même.  Attirés par un corps, une idée, un moment, un fantasme, un objet ou un idéal, on avance à l’aveuglette. Certains se nourrissent de sexe hypocrite, d’autres de rèves faussés. La tentation et l’attirance décousent des vies comme elles en embellissent d’autres. Après tout “on vit”, “on essaye”… Mais le fait est que certains essais marquent une vie. En suivant des chemins qui ne sont pas les nôtres, on se retrouve au fond du gouffre. En passant à côté des bonnes voies, on se retrouve immobile, terrifié et déçu… L’attirance nous tue ou nous maintient en vie. Que ce soit une histoire de sexe, d’amour, d’amitié, de drogue ou de tout autre chose, l’attirance peut mener à l’addiction, l’addiction aux mensonges, les mensonges aux erreurs, les erreurs à la tristesse… L’attirance rend aveugle.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-491646615645518690?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/491646615645518690/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=491646615645518690' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/491646615645518690'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/491646615645518690'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2008/10/terrible-attirance.html' title='Terrible attirance.'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPogShuqqqI/AAAAAAAAABw/VMnP8e2BRVY/s72-c/blog6.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-3112944373579899048</id><published>2008-10-17T16:26:00.006+02:00</published><updated>2008-10-18T12:44:04.466+02:00</updated><title type='text'>Sans faim...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPilHHsUiiI/AAAAAAAAABo/BG74qtgqkw0/s1600-h/blog4.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPilHHsUiiI/AAAAAAAAABo/BG74qtgqkw0/s320/blog4.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258134106697665058" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;J’ai léché un à un tous mes doigts pour ne pas perdre de jus de clémentine. C’est ça maintenant: je lèche au lieu de croquer. Je lèche dans la vie à pleine langue. Je tète le goût en essayant d’en profiter, mais il s’enfuit toujours très vite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;C’est bête le diabète.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;J’en ai fini de me graver, de me remplir le ventre de tous les goûts possibles, de manger jusqu’à plus faim. J’en ai fini de me prendre des bitures vomissantes. J’en ai fini d’être une bonne vivante de la bouffe. Maintenant je pèse, je mesure et je contrôle. J’ingurgite des légumes, je grignote des tranches de pain, je gratte des carrés de sucre avec les dents. J’égorge ma gourmandise et je me gargarise avec le jus de clémentine.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diable de diabète.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Rien n’est grave, bien sûr, c’est une petite maladie de rien du tout qui se vit très bien. Mais j’aimais vivre dans la démesure et la goinfrerie. Etre une grosse fille, c’était jouissif.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Les litres de bière dans les bars, c’était jouissif. Je n’ai jamais vraiment été alcoolique mais je vivais de fêtes et d’amitiés de comptoir. J’étais peut-être un peu alcoolique, finalement, mais j’aimais créer des liens éphémères en avalant des bulles éphémères. J’aimais ma vie avinée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Il y a de la joie facile dans ces excès. Si le mot “ivresse” donne aussi une certaine idée de bonheur, ce n’est pas gratuit. Le bonheur se fait par l’aveuglement. Derrière les cadavres de bouteilles, je voyais le monde déformé en mieux. Comme tous les adeptes de l’alcool, sans doute. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les excès ne se faisaient pas qu’à travers l’alcool. Le bonheur d’être une bonne vivante est lié à tout.J’avais le sentiment d’être “une bonne vivante” lorsque je fumais,marchais, criais ou riais. J’avais le sentiment d’être “une bonne vivante” lorsque je traînais les bars et les restaurants et lorsque j’apprivoisais une nouvelle tête.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis ce doux diabète, je réalise ma superficialité passée. Je ne peux plus manger n’importe comment, je ne peux plus boire jusqu’à la destruction de mes inhibitions, je ne peux plus blanchir mes nuits à coups de sorties sans but. Alors, voilà, je n’ai plus l’impression d’être “une bonne vivante”. Depuis le diabète, je me sens coupable de trahison envers moi-même et envers Siméon*. J’ai perdu ma “bonne vie”. Du moins, je crois l’avoir perdue. Mais, logiquement, tout est encore là: ma façon de fumer, de marcher, de rire, de communiquer. Je n’y arrive plus, c’est tout. C’est plus loin que la bouffe, que l’alcool et que les bars: c’est ce que je suis censée être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le destructeur diabète a fait table rase, et me voilà, à 20 ans: je ne sais plus tellement qui je suis. On n'est pas ce que l’on mange, pourtant. On est ce que l’on…J’en sais rien, on est comme ça vient, c’est tout. Vivement que ça me revienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;*Jean-Pierre Siméon, Sermons joyeux, Eloge du risque.&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-3112944373579899048?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/3112944373579899048/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=3112944373579899048' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/3112944373579899048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/3112944373579899048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2008/10/sans-faim.html' title='Sans faim...'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPilHHsUiiI/AAAAAAAAABo/BG74qtgqkw0/s72-c/blog4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-1131338280097656487</id><published>2008-10-16T20:37:00.006+02:00</published><updated>2008-10-16T21:29:35.458+02:00</updated><title type='text'>Criiiiise.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPeUM829CrI/AAAAAAAAABQ/fI51NGEgFkk/s1600-h/blog3.bmp"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPeUM829CrI/AAAAAAAAABQ/fI51NGEgFkk/s320/blog3.bmp" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257834040194304690" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Marre de cette histoire de crise financière. Entre les analyses et les grosses frayeurs, on est submergés par ce drame. On peut voir des banquiers pleurer à tous les coins de rue, on voit des politiques qui s’agitent et des peuples qui s’inquiètent. Moi, ça m’énerve. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’accord, c’est la fin d’une légende et la fin d’une ère. Toute une civilisation arrête de croire au père Noël et à Bill Gates. Super. Ca chamboule l’économie, les marchés, l’Europe et ça fout la merde. Super, on a compris. Mais moi ça ne m’inquiète pas, ça m’énerve.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tenez,u&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;n exemple tout à fait hypothétique: prenez une jeune étudiante indépendante. Elle loue son propre appartement, a son propre job, ses propres obligations et surtout son propre compte en banque. Papa et Maman ne peuvent pas tellement l’aider, et de toute façon, elle ne veut pas qu'on l'aide. L’Etat la soutient tout de même gracieusement et grassement: 400 euros par mois; 400 euros durement gagnés à la sueur de ses origines défavorisées -Certains abrutis hurlent d’ailleurs au scandale, s’indignant de l’aide accordée à ces foutus étudiants pauvres, alors que les Bourses d’Etat pourrait boucher le trou de la sécu ou torcher le trou du cul de je ne sais quel ministère dans la merde.&lt;/span&gt;.. &lt;span style="font-family:georgia;"&gt; Passons sur ces abbérations et sur cette impolitesse passagère.-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Rappelons juste qu’un jeune ZEPien nourri par des parents en difficulté financière doit faire certains efforts pour arriver jusqu’à la fac. Il doit d’abord survivre à son milieu, ne pas se recroqueviller sur sa condition, accepter de ne pas avoir les mêmes chances, avoir son bac, puis accepter encore de ne pas avoir les moyens d'entrer dans une école-privée-qui-ouvre-toutes-les-portes. Alors 400 euros par mois, c’est pas cher payé le mauvais départ dans la vie.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, revenons à notre étudiante. Elle se démène pour payer son loyer tout en réussissant sa vie. Elle rève de partir à l’étranger mais c’est trop cher. Elle rève de faire de longues études mais c’est trop cher et le cordon de la Bourse se casse à bac+5… Elle rève donc de se cultiver en courant les cinémas et les expos mais c’est toujours plus cher. Alors elle rève de pouvoir "oublier" dans les bars de temps en temps, mais même les bars deviennent hors de budget. Finalement elle finit juste par réver de pouvoir remplir son frigo. Mais, même ça, c’est devenu difficile. Elle en est réduite à demander de l’aide à ses parents, leur doit de plus en plus d’argent et compte les mois qui la séparent de… de… de tout et n’importe quoi: un héritage surprise, un mariage d’intérêt ou un euromillion gagnant…&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, on lui rabâche que le monde va mal et que les traders sont au bord du suicide. “Il était temps”, pense-t-elle. Parce que l’étudiante, elle devient un peu folle. En croisant des petits bourgeois aux origines dorées, elle ne peut éviter leurs regards dédaigneux, leurs vêtements hors de prix, leurs accents ridicules et leurs complaintes mièvres. Elle ne peut éviter l’image de leur présent plus facile et de leur avenir plus prometteur. Ces rencontres fortuites devraient lui donner envie de se battre plus fort, et c’est le cas, mais elle a surtout des envies de meurtre, des envies de traders qui pleurent, des envies de merde générale. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;Bon, évidemment, elle finit par se calmer: c’est pas de leur faute s’ils ont de la chance et si leurs frigos américains dégueulent de bouffe. C’est pas de leur faute si elle est en colère. C’est pas de leur faute: c’est le système. Mais on oublie vite les théories économiques, la politique, le pouvoir d’achat et les cours de la bourse quand on est frustré et désabusé. On a du mal à remonter à la source du problème et à dire “ahhh mais oui, il y a une raison et un ordre pour toutes ces choses”. On pense juste à soi et à sa frustration. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, l’étudiante et moi nous explosons de haine et de frustration. Nous hurlons à l’injustice comme toutes les générations avant nous. C’est sans doute ridicule, mais c’est la faute à la crise financière. Alors, bon, quand même, c’est une super bonne raison.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-1131338280097656487?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/1131338280097656487/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=1131338280097656487' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/1131338280097656487'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/1131338280097656487'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2008/10/criiiiise.html' title='Criiiiise.'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPeUM829CrI/AAAAAAAAABQ/fI51NGEgFkk/s72-c/blog3.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-1994808280562477398</id><published>2008-10-15T22:17:00.004+02:00</published><updated>2008-10-15T22:51:39.017+02:00</updated><title type='text'>Broder les blancs</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPZXHbPoR7I/AAAAAAAAABI/tWTGdEuLgsk/s1600-h/blog2.png"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPZXHbPoR7I/AAAAAAAAABI/tWTGdEuLgsk/s320/blog2.png" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257485400085645234" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ma maman fait de la broderie. Si si. Mais c’est de la broderie métaphysique, c’est pas juste des fils sur du tissus.&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ma maman elle fait des points pour faire le point, elle met un point devant l’autre pour faire un pas devant l’autre. Résultat: elle tient debout. Elle est forte comme c’en est pas croyable, avec tout ce qu’elle a sur le dos.&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Moi, je me lance dans une activité bloggistique intensive. Parce qu’il faut combler les blancs… Et dieu (qui ça?) sait qu’il y en a, des blancs. Les lettres n’ont plus de destinataires, les interphones sont aphones: tout fout le camp.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Ma maman a réalisé il y a très longtemps que l’on vit seul. Elle essaie de me l’apprendre, comme elle m’a tout appris avant. Sauf que ça, je ne veux pas l’apprendre. Je ne veux pas me consacrer à la lecture, à ma vie professionnelle, à mon appart, à ma télé, à mon apparence, aux voyages, au monde, à ma survie, à la réflexion….Seule. Je veux partager ma vie. Si je dois me battre pour que les choses aillent bien, je ne vois pas l’utilité de garder le bien pour moi.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant…&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, les lettres n’ont pas de destinataires. La vie est courte mais me semble de plus en plus longue. Alors, j’apprends: je grandis. Il faut vivre et mourir seul, bordel. Le sens de la vie ne se trouve pas chez les autres, paraît-il. La vie ne se vit pas avec les autres, paraît-il. Il faut faire des petites choses dans son petit coin et s’en satisfaire. Il faut se sourire dans le miroir. Il faut être égoïste, bordel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;J’aurais fait une putain de super bonne hippie. La vie en communauté, l’encens, le rock, les colliers de perle, l’amour surfait, etc… J’aurais adoré. La drogue, je n’aurais pas pu mais je serais quand même allée jusqu’à accepter les étalages de sexe. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;En bonne conne immature, je préfère les affections sur-jouées aux vraies sentiments, tant que l’on me laisse m’accrocher à quelques bras. J’aime que l’on me mente tant que l’on reste là. Bonne conne, bonne poire, belle pomme… (Qu’est ce qu’ils ont fait ces fruits pour devenir des symboles de pathétisme?).&lt;/span&gt;   &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hippies ne sont plus. Je vis dans une société où l’humain n’a plus honte d’être individualiste et où la solitude se console sur internet. Si mes lettres n’ont plus de destinataire, je n’ai qu’à poster des messages sur un blog. C’est beau la modernité. C’est beau la solitude. C’est triste la vie.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, j’ai ma maman et ses broderies: une touche d’espoir coloré.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-1994808280562477398?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/1994808280562477398/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=1994808280562477398' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/1994808280562477398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/1994808280562477398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2008/10/broder-les-blancs.html' title='Broder les blancs'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPZXHbPoR7I/AAAAAAAAABI/tWTGdEuLgsk/s72-c/blog2.png' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-3602721405952387411</id><published>2008-10-14T17:07:00.010+02:00</published><updated>2008-10-14T22:29:20.328+02:00</updated><title type='text'>Les yeux mouillés sur la télé.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPS9QZ4pXgI/AAAAAAAAABA/hI8vN8_f8FM/s1600-h/guillaume_depardieu_reference.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPS9QZ4pXgI/AAAAAAAAABA/hI8vN8_f8FM/s320/guillaume_depardieu_reference.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257034754572246530" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Depardieu est mort. Non, pas Gérard: le fils. Celui que l'on ne peut pas appeler Depardieu parce qu'il ne possède pas vraiment ce nom de famille, parce que ce nom est toujours plus à son père qu'à lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette mort sonne comme une tragédie antique transposée à notre époque. La famille est connue de tous, sur deux générations. Le père, la fille, le fils. Le premier est tour à tour une divinité ou un has been, le dernier fascinait, fascine, le grand public. Les deux se sont affrontés et réconciliés aux yeux gourmands de tous.&lt;br /&gt;Le fils a détrôné le père, par ses coups d'éclats plus violents, d'abord, par sa grande gueule moins futile, ensuite et par son talent, enfin. Une grande famille, deux générations, des centaines d'images et d'anecdotes, un roi roturier, un jeune prince révolté...Une vie publique. Une vie tragique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune prince est mort d'une vieille maladie. Le nom de ce mal lui-même évoque la tragédie... La mort prématurée de Guillaume Depardieu fait pleurer dans les chaumières tout un peuple, même ceux qui n'avaient que faire de ses films et de ses idées. Une partie du peuple qui pleure plus pour le père que pour le fils, un peuple qui se lamente de ce drame familial comme s'il était le sien.&lt;br /&gt;Une nouvelle tragédie publique, après Balavoine, Coluche, Diana, Trintignant et tant d'autres... Une autre mort qui fera la une des magazines quelque temps avant de se laisser oublier.&lt;br /&gt;La vie de Guillaume Depardieu s'est lue dans les tabloïds, elle s'achèvera de même. Ses films vont sans doute mieux se vendre, son père et sa soeur vont sans doute être au centre des préoccupations pendant quelque temps... Le grand public se fera encore une fois petit en devenant charognard. A notre époque, la réalité a pris le pas sur la fiction. On n'aime que les histoires vraies, les grandes tragédies "de la vraie vie" vécues par des grands hommes de la télé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, cette douce France aime à penser qu'en pleurant avec ses héros, elle rejoint le devant de la scène. Elle oublie un peu les coulisses, les héros sans leurs costumes. Les héros qui pleurent pour de vrai, qui sont malheureux pour de vrai, qui meurent pour de vrai. Les destins bouleversés, les choses que le Depardieu-jeune n'a pas pu dire ou faire et qui aurait sans doute été lourdes de sens et de talent. Ces choses que peu écoutaient ou voyaient de son vivant. Le fait qu'il ne soit pas juste un descendant, un héritier, un nom de famille. Le fait qu'il soit passionné, un peu musicien, très comédien, artiste... On l'oublie bêtement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-3602721405952387411?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/3602721405952387411/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=3602721405952387411' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/3602721405952387411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/3602721405952387411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2008/10/les-yeux-mouills-rivs-sur-la-tl.html' title='Les yeux mouillés sur la télé.'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPS9QZ4pXgI/AAAAAAAAABA/hI8vN8_f8FM/s72-c/guillaume_depardieu_reference.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-4870339347328726842</id><published>2008-10-13T23:46:00.000+02:00</published><updated>2008-10-14T00:40:55.439+02:00</updated><title type='text'>Vide</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPPObxs0S-I/AAAAAAAAAAw/buAVhnykD6Y/s1600-h/Lichtenstein.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPPObxs0S-I/AAAAAAAAAAw/buAVhnykD6Y/s320/Lichtenstein.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256772166664604642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commence la nuit sans voir le vide qui m'attend... Je suis d'une lâcheté sans limites.&lt;br /&gt;Je fais semblant de ne pas voir tout ce qui va de travers, tout ce qui ne m'entoure pas, et j'appelle ça ma force.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, je sors. Je plonge dans la multitude pour trouver le bruit qui me manque ici. Je me promène au milieu des morts-vivants avec mon sourire pour seule défense. La solitude paraît plus logique lorsque je suis entourée d'inconnus. Le silence s'entend moins facilement, couvert par les faux discours.&lt;br /&gt;Je ne regarde plus personne dans les yeux... C'est la seule chose qui pourrait me trahir. Le dégoût de leurs mensonges mal-déguisés y transpire trop facilement. J'écoute beaucoup, je parle peu: je me nourris de foutaises pour ne pas crever du manque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ma chambre, le poids des souvenirs est trop lourd. Chez moi, toutes les conneries passées sont collées aux murs et me regardent, comme autant de spectres. Des dizaines de fantômes, tous à mon effigie, se foutent de ma gueule en étalant d'anciens espoirs. Chez moi, le vide étrangle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis, lâche, donc. Je ne fais pas face. J'ai essayé d'appeler ça une fuite en avant mais c'est une belle hypocrisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dégueulasse, le passé est dégueulasse. Le présent ne vaut pas bien mieux. Le vide ne se comble pas très facilement: il faut en vouloir. Moi, plus rien ne me comblera jamais, mais je simule au mieux. Dégueulasse, cette personne est dégueulasse. Il est crade de bière et de suffisance. Il me fait rire, je crois. En tout cas, certaines onomatopées sortent de ma bouche. Je suis le centre de son univers nocturne, il ne veut que moi, ça crève les yeux. Il ne me lâche plus, il s'accroche à ma taille, avale mon visage, avale ma langue. Il m'entoure de plus en plus, terriblement proche. Si proche...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se colle, se colle encore, et me remplit. Je suis d'une lâcheté sans limite vous dis-je. Voilà mes onomatopées qui me reprennent, plus aigües cette fois. Je fais ce que l'on attend de moi, tant que l'on ne me force pas à ouvrir les yeux. Ne vous trompez pas à mon sujet, je ne suis pas une fille facile. Je suis sûrement plus difficile que beaucoup d'entre vous. Je ne suis que lâche, je ne suis que vide. Je ne suis plus rien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-4870339347328726842?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/4870339347328726842/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=4870339347328726842' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/4870339347328726842'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/4870339347328726842'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2008/10/je-commence-la-nuit-sans-voir-le-vide.html' title='Vide'/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPPObxs0S-I/AAAAAAAAAAw/buAVhnykD6Y/s72-c/Lichtenstein.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2564020187706514245.post-9121662401972287672</id><published>2008-10-13T05:36:00.000+02:00</published><updated>2008-10-13T23:44:09.689+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;  C'est une vieille histoire qui commence à peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pauvre personnage principal, écrasé par le poids des autres, par les allers-retours des autres... A chaque fois, on efface tout et on recommence.Tu ne peux t’empêcher de penser que tu te fatigues pour rien. Pauvre personnage, pauvre pantin, qui donne toujours un peu plus à la foule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que personne ne garde bien longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu aurais voulu être quelqu'un. Quelqu'un de vrai, pas seulement un personnage, pas un pantin, pas une ombre. Il faut avaler l'évidence: tu n'existes pas. A l’infini, tu joueras encore et encore les mêmes scènes, tu croiras encore et encore à l'éternité, à la sincérité: à une nouvelle fin. Hélas, le dénouement est toujours le même. La vie manque d'imagination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu n'existes pas alors tu te démènes pour apparaître dans les yeux de la foule. Tu gesticules, tu t'agites, tu te ridiculises. Tu offres tout ton petit corps, tes plus jolies phrases, tes meilleurs sentiments. Tu t’accroches à tes fils pour ne pas tomber. Tu vas jusqu’à les laisser graver leurs initiales dans ton bois. Tu te donnes en spectacle. Tu te donnes tout court.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque soir, chaque jour, chaque fois, tu espères que l’un d’entre eux verra sous le chêne la fragilité de tes si petits membres.Le temps de ta danse, tu es le centre de leur intérêt. Belle illusion. Tu supplies, tu cries, et la foule amusée promet de ne jamais t’oublier. Elle te bouffe des yeux et tu la crois. Il suffit de si peu pour que tu y crois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis elle s’en va… Elle profite du spectacle et elle s’en va. Elle profite de toi et des tes illusions dépassées, puis elle disparaît. Les dégâts qu’elle cause ne sont pas son affaire. La foule est aveugle, peut-être, égoïste, surtout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu voudrais être quelqu’un…Mais c’est une vieille histoire qui se répètera toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut que tu réagisses.Chère petite chose fatiguée: maintenant il faut que tu cisailles tes fils usés. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient.Il ne tient qu’à toi de ne plus croire en rien. Il ne tient qu’à toi de choisir ta fin. Ce vide-là est préférable à ces fausses plénitudes. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2564020187706514245-9121662401972287672?l=pelotedenerfs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/feeds/9121662401972287672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2564020187706514245&amp;postID=9121662401972287672' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/9121662401972287672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2564020187706514245/posts/default/9121662401972287672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pelotedenerfs.blogspot.com/2008/10/cest-une-vieille-histoire-qui-commence.html' title=''/><author><name>emily crumble</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15770019596524757016</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://1.bp.blogspot.com/_dNoPi9wor1Y/SPN25gJxj3I/AAAAAAAAAAM/aUkSTzdlJjY/S220/Photo+2.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
